Le mois de chroniques que je m'étais fixé se termine... Recommencerai-je un jour ? Je ne sais... Mais il y a déjà beaucoup à lire, n'est-ce pas ! Et, si j'en rajoute encore, ce sera trop ici, et donc au détriment de ce que j'ai déjà écrit plus avant.
Toutefois... Histoire de terminer en beauté par notre cher Victor Hugo, je citerai la fin vue par lui. Écrite dans les dernières années de sa vie.
Confidences de Victor Hugo (à André Houssaye)
Je sens en moi toute une vie nouvelle, toute une vie future, je suis comme la forêt qu'on a plusieurs fois abattue. Les jeunes pousses sont de plus en plus fortes et vivaces. Je monte, je monte, je monte vers l'infini.
Tout est rayonnant sur mon front, la terre me donne sa sève généreuse.
Mon âme est de plus en plus lumineuse alors que mes forces corporelles vont bientôt m'abandonner. L'hiver est sur ma tête, le printemps éternel est dans mon âme. Je respire à cette heure les lilas, les violettes et les roses comme à vingt ans.
Plus j'approche du but, j'écoute les immortelles symphonies des mondes qui m'appellent. Quand je me coucherai dans la tombe je pourrais dire comme tant d'autres: j'ai fini ma journée, mais je ne dirai pas j'ai fini ma vie… Ma journée recommence le lendemain matin.
La tombe n'est pas une impasse, c'est une avenue. Elle se ferme sur le crépuscule… Elle se rouvre sur l'aurore.
Toutefois... Histoire de terminer en beauté par notre cher Victor Hugo, je citerai la fin vue par lui. Écrite dans les dernières années de sa vie.
Confidences de Victor Hugo (à André Houssaye)
Je sens en moi toute une vie nouvelle, toute une vie future, je suis comme la forêt qu'on a plusieurs fois abattue. Les jeunes pousses sont de plus en plus fortes et vivaces. Je monte, je monte, je monte vers l'infini.
Tout est rayonnant sur mon front, la terre me donne sa sève généreuse.
Mon âme est de plus en plus lumineuse alors que mes forces corporelles vont bientôt m'abandonner. L'hiver est sur ma tête, le printemps éternel est dans mon âme. Je respire à cette heure les lilas, les violettes et les roses comme à vingt ans.
Plus j'approche du but, j'écoute les immortelles symphonies des mondes qui m'appellent. Quand je me coucherai dans la tombe je pourrais dire comme tant d'autres: j'ai fini ma journée, mais je ne dirai pas j'ai fini ma vie… Ma journée recommence le lendemain matin.
La tombe n'est pas une impasse, c'est une avenue. Elle se ferme sur le crépuscule… Elle se rouvre sur l'aurore.
Voilà donc... Comme quoi, peu importe à certains de nous empoisonner pourvu que ça soit rentable. Cette histoire du Téflon était un peu un point final à toute mon investigation dans la manipulation qui nous enchaîne d'un peu partout.
Mais tout reste bien entendu question de point de vue. Certains se trouvent à leur aise, grand bien leur fasse. Certains savent qu'il peut et qu'il doit y avoir autre chose, et si j'ai pu leur confirmer certains doutes, c'est magnifique. Point de débat en tous les cas. Nul n'est à croire sinon soi même, comme je me suis essouflé à le répéter tout du long de ces histoires diverses, et je ne cherche certainement pas à convaincre les autres. Ou me convaincre moi même que j'ai raison, dans cette même veine de stupidité. Il suffit de croire son coeur. C'est un détecteur de mensonge infaillible qu'il nous faut apprendre à maîtriser...
Mais je reste poète dans l'âme. Et je veux retourner vers la poésie. Je trouve que c'est un des meilleurs moyens d'expression.
Je me suis inspiré d'une poésie anglaise, faisant partie du "phénomène wingmakers". Ceci juste pour préciser les choses, pas pour sous entendre que vous devriez vous jeter tête baissée dans cette avalanche de matériels divers, souvent superbe mais souvent aussi mêlés de différents rajouts pas forcément recommandables qui prennent malheureusement leur force de leur relation avec d'autres documents plus sincères et plus purs.
Telles certaines poésies.
Telle une poésie qui me toucha.
Dans laquelle je me vis.
Et que je voulus traduire et exprimer ainsi :
Pour qui sait parler l'innocence...
Lorsqu'une rivière est gelée,
Il subsiste en dessous un courant.
Lorsque le ciel a perdu toute couleur,
De l'autre coté des terres un autre monde surgit à la lumière.
Lorsque mon coeur est solitaire
Quelque part ailleurs un autre coeur murmure mon nom
Dans un langage que seuls les paradis comprennent.
Est-ce que mon coeur est sourd,
Ou n'y a-t'il personne
Qui sache parler l'innocence ?
Innocence, alors que les mots de ces jours
Souffrent sa signification au point de s'enfuir en sa présence.
Je l'ai perçue.
Sentie.
J'ai libéré ses secrets dans les cieux rougeoyants
Pour que les plus profonds regards soient témoins
Et ne s'en retournent plus jamais.
Et ne s'en retournent plus jamais...
Il y a ce monde
De coeurs endormis et d'amour au coeur vide,
Mais ce monde ne pourra jamais me porter à la Lumière du jour.
La flamme de mes aspirations est tellement différente
Et ne s'y retournera jamais.
Mais tout reste bien entendu question de point de vue. Certains se trouvent à leur aise, grand bien leur fasse. Certains savent qu'il peut et qu'il doit y avoir autre chose, et si j'ai pu leur confirmer certains doutes, c'est magnifique. Point de débat en tous les cas. Nul n'est à croire sinon soi même, comme je me suis essouflé à le répéter tout du long de ces histoires diverses, et je ne cherche certainement pas à convaincre les autres. Ou me convaincre moi même que j'ai raison, dans cette même veine de stupidité. Il suffit de croire son coeur. C'est un détecteur de mensonge infaillible qu'il nous faut apprendre à maîtriser...
Mais je reste poète dans l'âme. Et je veux retourner vers la poésie. Je trouve que c'est un des meilleurs moyens d'expression.
Je me suis inspiré d'une poésie anglaise, faisant partie du "phénomène wingmakers". Ceci juste pour préciser les choses, pas pour sous entendre que vous devriez vous jeter tête baissée dans cette avalanche de matériels divers, souvent superbe mais souvent aussi mêlés de différents rajouts pas forcément recommandables qui prennent malheureusement leur force de leur relation avec d'autres documents plus sincères et plus purs.
Telles certaines poésies.
Telle une poésie qui me toucha.
Dans laquelle je me vis.
Et que je voulus traduire et exprimer ainsi :
Pour qui sait parler l'innocence...
Lorsqu'une rivière est gelée,
Il subsiste en dessous un courant.
Lorsque le ciel a perdu toute couleur,
De l'autre coté des terres un autre monde surgit à la lumière.
Lorsque mon coeur est solitaire
Quelque part ailleurs un autre coeur murmure mon nom
Dans un langage que seuls les paradis comprennent.
Est-ce que mon coeur est sourd,
Ou n'y a-t'il personne
Qui sache parler l'innocence ?
Innocence, alors que les mots de ces jours
Souffrent sa signification au point de s'enfuir en sa présence.
Je l'ai perçue.
Sentie.
J'ai libéré ses secrets dans les cieux rougeoyants
Pour que les plus profonds regards soient témoins
Et ne s'en retournent plus jamais.
Et ne s'en retournent plus jamais...
Il y a ce monde
De coeurs endormis et d'amour au coeur vide,
Mais ce monde ne pourra jamais me porter à la Lumière du jour.
La flamme de mes aspirations est tellement différente
Et ne s'y retournera jamais.
- Mood:
...
Chez les primates, l'exposition à un dérivé du téflon, l'acide perfluoro-octanoïque (PFOA), a mené à de "l'hypothyroïdisme" c'est à dire à un sous développement de la glande thyroïde. Cet effet a aussi été mentionné pour l'homme, avec pour conséquences possibles de l'hypothyroïdie l'obésité, la résistance à l'insuline et le cancer de la thyroïde. Des études montrent que chez certains animaux le PFOA est nocif pour au moins neuf types de cellules qui régulent le fonctionnement immunitaire. Les cellules de la rate et du thymus y sont vulnérables et l'exposition au PFOA réduit les fonctions immunitaires de la souris. Le PFOA a été récemment associé à des augmentations du taux de cholestérol chez les ouvriers travaillant le téflon, comme DuPont lui même le concède.
Les perfluorés agissent sur le système endocrinien, activant des signaux hormonaux, un déclencheur potentiel de cancer, de stérilité et d'anomalies de développement. L'exposition aux produits dérivés du téflon pendant la grossesse est particulièrement dangereuse. A la suite d'une action en justice d'un groupe de citoyens, des données ont été dévoilées en juillet 2004 par l'agence américaine de l'environnement (EPA). Elles montrent que DuPont savait depuis 1981 que le PFOA se communique de la mère à l'enfant et peut causer des déformations faciales chez les humains.
En 2001, des habitants près d'une usine de DuPont à l'ouest de la Virginie ont intenté un procès contre la compagnie, affirmant qu'elle a sciemment pollué les eaux des rivières près du site. Des recherches demandées par les habitants et effectuées par un professeur de l'université de Californie à Los Angeles, James Dahlgren, ont montré un taux anormalement élevé de cancers de la prostate et des cancers de l'appareil reproductif féminin. Les habitants ont réussi à obtenir les dossiers médicaux de 5000 ouvriers de DuPont et ont découvert un excès de certains cancers comme le lymphome non hodgkinien, la leucémie et le myélome multiple.
Le téflon a été vanté pendant des décennies comme "le meilleur ami de la ménagère". Pourtant aucune étude n'a jamais prouvé son innocuité. A l'inverse, de nombreuses études ont montré les dangers sanitaires de ses dérivés chez des mammifères ou chez l'homme, pour lequel on manque cruellement de données. Des associations de consommateurs américaines exigent que les casseroles en téflon portent une inscription avertissant le consommateur. Est-ce bien suffisant ? Selon le principe de précaution, le téflon devrait être retiré des rayons jusqu'à preuve inattaquable de son innocuité.
Les perfluorés agissent sur le système endocrinien, activant des signaux hormonaux, un déclencheur potentiel de cancer, de stérilité et d'anomalies de développement. L'exposition aux produits dérivés du téflon pendant la grossesse est particulièrement dangereuse. A la suite d'une action en justice d'un groupe de citoyens, des données ont été dévoilées en juillet 2004 par l'agence américaine de l'environnement (EPA). Elles montrent que DuPont savait depuis 1981 que le PFOA se communique de la mère à l'enfant et peut causer des déformations faciales chez les humains.
En 2001, des habitants près d'une usine de DuPont à l'ouest de la Virginie ont intenté un procès contre la compagnie, affirmant qu'elle a sciemment pollué les eaux des rivières près du site. Des recherches demandées par les habitants et effectuées par un professeur de l'université de Californie à Los Angeles, James Dahlgren, ont montré un taux anormalement élevé de cancers de la prostate et des cancers de l'appareil reproductif féminin. Les habitants ont réussi à obtenir les dossiers médicaux de 5000 ouvriers de DuPont et ont découvert un excès de certains cancers comme le lymphome non hodgkinien, la leucémie et le myélome multiple.
Le téflon a été vanté pendant des décennies comme "le meilleur ami de la ménagère". Pourtant aucune étude n'a jamais prouvé son innocuité. A l'inverse, de nombreuses études ont montré les dangers sanitaires de ses dérivés chez des mammifères ou chez l'homme, pour lequel on manque cruellement de données. Des associations de consommateurs américaines exigent que les casseroles en téflon portent une inscription avertissant le consommateur. Est-ce bien suffisant ? Selon le principe de précaution, le téflon devrait être retiré des rayons jusqu'à preuve inattaquable de son innocuité.
[article paru dans la célèbre revue l'Ecologiste, no 16]
Le téflon : un nouveau scandale sanitaire?
DuPont de Nemours savait. Depuis 1981. Et n'a rien dit. A la suite d'une action en justice, il s'est avéré que la célèbre multinationale avait caché des études montrant le danger de l'un de ses produits phares, le téflon. On le croyait inerte et innofensif. En réalité, des études récentes montrent qu'il dégagerait des polluants parmi les plus dangereux.
Découvert à la fin des années 1930 par un scientifique de la firme DuPont de Nemours, Roy J.PLunkett (1910-1994), le téflon est le nom commercial du polytetrafluoroéthylène (PTFE), commercialisé dès 1946.
Le téflon a facilité la vie quotidienne. Imperméable à l'eau, à la poussière et à la graisse, cette matière étonnante s'est retrouvée partout : dans le revêtement des poêles, des ustensiles de cuisine, dans des vêtements et tapis anti-taches, dans l'emballage alimentaire, les lunettes, les verres de contact, l'imperméabilisant Gore-Tex, l'isolation des fils électriques...
Très pratique, le revêtement en téflon empêche la nourriture d'attacher au fond des casseroles, facilite le lavage et permet d'utiliser moins de matières grasses. Il est si pratique que personne, pas même la multinationale DuPont de Nemours, son fabricant, ne s'est soucié de s'assurer qu'il était sans danger.
Car le téflon est composé de plusieurs produits toxiques qui peuvent être relachés dans l'air et dans la nourriture. Plus la température de cuisson est élevée, plus le revêtement se décompose rapidement, en émettant de fines particules et des gaz. Ces émissions s'observent généralement après deux années d'utilisation, et le phénomène peut s'accélérer si vous nettoyez les casseroles avec du detergent abrasif. Les produits chimiques émanant du téflon sont nocifs pour les humains et mortels, même à doses infimes... pour les oiseaux de compagnie.
Le téflon est un composé complexe d'hydrocarbures perfluorés (PFC). Aujourd'hui, les PFC sont considérés comme dangereux car ils remplissent tous les critères d'un polluant bio-accumulatif : il n'est pas biodégradable, il s'accumule dans le corps humain, chez les animaux , et les tests en laboratoire ont prouvé qu'il était toxique pour les mammifères.
Le moyen le plus rapide de dégrader le téflon, c'est de le chauffer. DuPont assure que ses produits sont stables jusqu'à 315°C, ce qui serait une température non atteinte lors de la cuisson ordinaire. Or des études indépendantes infirment ce propos. Des produits toxiques ont été émis par le téflon dès 230°C. Lors des tests effectués par l'association indépendante Environmental Working Group, une poêle avec du téflon dépassait cette température après 2 à 5 minutes d'utilisation normale, atteignant jusqu'à 391°C en 3 minutes et 20 secondes. Des dégagements de neurotoxines sont également observés.
Utilisée normalement, une poêle en téflon dégage des particules qui se logent profondément dans les poumons. Mortelles pour les oiseaux, ces particules peuvent provoquer la "fièvre des polymères" selon l'expression consacrée. Il s'agit d'une atteinte de type pseudo-grippal (malaise, fièvre, douleurs thoraciques, dyspnée, toux).
Le téflon : un nouveau scandale sanitaire?
DuPont de Nemours savait. Depuis 1981. Et n'a rien dit. A la suite d'une action en justice, il s'est avéré que la célèbre multinationale avait caché des études montrant le danger de l'un de ses produits phares, le téflon. On le croyait inerte et innofensif. En réalité, des études récentes montrent qu'il dégagerait des polluants parmi les plus dangereux.
Découvert à la fin des années 1930 par un scientifique de la firme DuPont de Nemours, Roy J.PLunkett (1910-1994), le téflon est le nom commercial du polytetrafluoroéthylène (PTFE), commercialisé dès 1946.
Le téflon a facilité la vie quotidienne. Imperméable à l'eau, à la poussière et à la graisse, cette matière étonnante s'est retrouvée partout : dans le revêtement des poêles, des ustensiles de cuisine, dans des vêtements et tapis anti-taches, dans l'emballage alimentaire, les lunettes, les verres de contact, l'imperméabilisant Gore-Tex, l'isolation des fils électriques...
Très pratique, le revêtement en téflon empêche la nourriture d'attacher au fond des casseroles, facilite le lavage et permet d'utiliser moins de matières grasses. Il est si pratique que personne, pas même la multinationale DuPont de Nemours, son fabricant, ne s'est soucié de s'assurer qu'il était sans danger.
Car le téflon est composé de plusieurs produits toxiques qui peuvent être relachés dans l'air et dans la nourriture. Plus la température de cuisson est élevée, plus le revêtement se décompose rapidement, en émettant de fines particules et des gaz. Ces émissions s'observent généralement après deux années d'utilisation, et le phénomène peut s'accélérer si vous nettoyez les casseroles avec du detergent abrasif. Les produits chimiques émanant du téflon sont nocifs pour les humains et mortels, même à doses infimes... pour les oiseaux de compagnie.
Le téflon est un composé complexe d'hydrocarbures perfluorés (PFC). Aujourd'hui, les PFC sont considérés comme dangereux car ils remplissent tous les critères d'un polluant bio-accumulatif : il n'est pas biodégradable, il s'accumule dans le corps humain, chez les animaux , et les tests en laboratoire ont prouvé qu'il était toxique pour les mammifères.
Le moyen le plus rapide de dégrader le téflon, c'est de le chauffer. DuPont assure que ses produits sont stables jusqu'à 315°C, ce qui serait une température non atteinte lors de la cuisson ordinaire. Or des études indépendantes infirment ce propos. Des produits toxiques ont été émis par le téflon dès 230°C. Lors des tests effectués par l'association indépendante Environmental Working Group, une poêle avec du téflon dépassait cette température après 2 à 5 minutes d'utilisation normale, atteignant jusqu'à 391°C en 3 minutes et 20 secondes. Des dégagements de neurotoxines sont également observés.
Utilisée normalement, une poêle en téflon dégage des particules qui se logent profondément dans les poumons. Mortelles pour les oiseaux, ces particules peuvent provoquer la "fièvre des polymères" selon l'expression consacrée. Il s'agit d'une atteinte de type pseudo-grippal (malaise, fièvre, douleurs thoraciques, dyspnée, toux).
Une magnifique façon de s'étonner de la magie des apparences est de consommer du piment rouge. La réaction est à ce point réussie que je vous défie de faire comprendre à certains qu'il s'agit d'une parfaite illusion.
La molécule responsable du piquant du piment s’appelle la capsaïsine. C’est sa concentration dans le piment qui va le rendre plus ou moins relevé. Elle est située en plus forte quantité dans les graines mais est présente dans tout le fruit. Quand on mange un piment, la capsaïsine entre en contact avec l’épithélium, qui est un ensemble de cellule qui recouvre les muqueuses de la bouche. Cette interaction active des neurones sensoriels qui envoient ensuite un signal d'alerte au cerveau. C’est ce qui provoque une sensation de brûlure. Mais ce n’est qu’une sensation ! Aussi illusoire qu'un canular au téléphone vous assurant que vous avez gagné trente millions. Le cerveau, accordant une totale confiance à des cellules sensorielles leurrées, fonce tête baissée dans le panneau. Car il n’y a aucune réelle brûlure. C’est un simple moyen de protection pour une plante parfaitement inoffensive. Ses graines étant pleine de capsaïsine, une grande partie des animaux rechigne à en manger et de nouvelles plantes peuvent pousser tranquillement. Il suffit, pourtant, d'un animal aux cellules sensorielles plus méfiantes pour que ça ne serve plus à rien.
Le piment rouge est la vivante preuve qu'il est possible de se brûler à froid. À partir de là, il est possible de passer au dessus de beaucoup d'idées reçues... Enchaînés à des sens qui nous font croire ce qu'ils veulent, nous croyons encore que ce que nous voyons est la seule réalité du monde ! Nous devrions apprendre à croire nos coeurs et nos ressentis, ils sont souvent bien plus proches de la réalité que l'on ne pense.
Derniers conseils en ce qui concerne cette illusion si matérielle qu'elle semble plus vraie que nature : boire de l’eau est totalement inutile pour éteindre ce feu là, la capsaïsine est liposoluble et ne se dilue que dans les graisses. Donc, quand vous n’en pouvez plus, mangez une tartine bien beurrée ou buvez un grand verre de lait. Et ne mettez jamais les doigts aux yeux ! Cela reviendrait à vous vaporiser dessus une bombe lacrymogène, puisque c’est avec la capsaïsine qu’on les fabrique.
La molécule responsable du piquant du piment s’appelle la capsaïsine. C’est sa concentration dans le piment qui va le rendre plus ou moins relevé. Elle est située en plus forte quantité dans les graines mais est présente dans tout le fruit. Quand on mange un piment, la capsaïsine entre en contact avec l’épithélium, qui est un ensemble de cellule qui recouvre les muqueuses de la bouche. Cette interaction active des neurones sensoriels qui envoient ensuite un signal d'alerte au cerveau. C’est ce qui provoque une sensation de brûlure. Mais ce n’est qu’une sensation ! Aussi illusoire qu'un canular au téléphone vous assurant que vous avez gagné trente millions. Le cerveau, accordant une totale confiance à des cellules sensorielles leurrées, fonce tête baissée dans le panneau. Car il n’y a aucune réelle brûlure. C’est un simple moyen de protection pour une plante parfaitement inoffensive. Ses graines étant pleine de capsaïsine, une grande partie des animaux rechigne à en manger et de nouvelles plantes peuvent pousser tranquillement. Il suffit, pourtant, d'un animal aux cellules sensorielles plus méfiantes pour que ça ne serve plus à rien.
Le piment rouge est la vivante preuve qu'il est possible de se brûler à froid. À partir de là, il est possible de passer au dessus de beaucoup d'idées reçues... Enchaînés à des sens qui nous font croire ce qu'ils veulent, nous croyons encore que ce que nous voyons est la seule réalité du monde ! Nous devrions apprendre à croire nos coeurs et nos ressentis, ils sont souvent bien plus proches de la réalité que l'on ne pense.
Derniers conseils en ce qui concerne cette illusion si matérielle qu'elle semble plus vraie que nature : boire de l’eau est totalement inutile pour éteindre ce feu là, la capsaïsine est liposoluble et ne se dilue que dans les graisses. Donc, quand vous n’en pouvez plus, mangez une tartine bien beurrée ou buvez un grand verre de lait. Et ne mettez jamais les doigts aux yeux ! Cela reviendrait à vous vaporiser dessus une bombe lacrymogène, puisque c’est avec la capsaïsine qu’on les fabrique.
- Mood:
si si, mangez du piment
J'aime la viande des vaches folles,
J'aime les carottes aux nitrates
Et les légumes aux pesticides.
J'aime les œufs de poules en batterie
(ils font mourir les rats),
J'aime les transfusions de sang contaminé,
Et les médicaments chimiques,
Garantis "testés" sur les animaux et sur moi-même.
Je crois aux scientifiques, et surtout
Aux industries pharmaceutiques, et à leur intégrité,
Donc : je donne pour la recherche... Qui ne trouve jamais.
Je donne pour les intermédiaires des bonnes œuvres
(en plus de mes impôts solidarité),
Je prends sagement des hormones
(elles sont interdites aux veaux) On ne me mange pas ! ! !
Je suis vacciné, je fais vivre les labos,
Mon immunité s'en ressent, les parlementaires la récupèrent.
Je suis menacé de cancer, de chômage et d'autres fléaux,
Mais je sais ne rien voir, ne rien entendre, ne rien dire.
Je vote pour des politiques qui roulent pour eux,
Je chasse pour préserver la nature,
En tirant sur du gibier qu'on vient d'y lâcher !
Suis-je sage, et intelligent ? Notre monde est fou,
Et je l'accepte, y compris pour mes enfants.
Pourquoi ?
[là, rien n'est de moi, mais je vous transmets ceci quand même ^^]
J'aime les carottes aux nitrates
Et les légumes aux pesticides.
J'aime les œufs de poules en batterie
(ils font mourir les rats),
J'aime les transfusions de sang contaminé,
Et les médicaments chimiques,
Garantis "testés" sur les animaux et sur moi-même.
Je crois aux scientifiques, et surtout
Aux industries pharmaceutiques, et à leur intégrité,
Donc : je donne pour la recherche... Qui ne trouve jamais.
Je donne pour les intermédiaires des bonnes œuvres
(en plus de mes impôts solidarité),
Je prends sagement des hormones
(elles sont interdites aux veaux) On ne me mange pas ! ! !
Je suis vacciné, je fais vivre les labos,
Mon immunité s'en ressent, les parlementaires la récupèrent.
Je suis menacé de cancer, de chômage et d'autres fléaux,
Mais je sais ne rien voir, ne rien entendre, ne rien dire.
Je vote pour des politiques qui roulent pour eux,
Je chasse pour préserver la nature,
En tirant sur du gibier qu'on vient d'y lâcher !
Suis-je sage, et intelligent ? Notre monde est fou,
Et je l'accepte, y compris pour mes enfants.
Pourquoi ?
[là, rien n'est de moi, mais je vous transmets ceci quand même ^^]
- Mood:
ou... je ne l'accepte pas.
Lorsqu'il rejoignit la sorcière, il se prépara psychologiquement à l'échange des anneaux qui allait signifier son mariage. Noble jusqu'au bout, il se força à la regarder avec la bienveillance et l'amour que son nouveau devoir lui imposait. Étonné, il se rendit d'ailleurs compte qu'en faisant abstraction de sa terrifiante laideur physique, il était possible de remarquer la grande beauté du regard de la sorcière. Il décida donc de se raccrocher éperdument à ce regard.
Enfin, la vieille sorcière entraîna le jeune homme dans la chambre nuptiale. Une partie du chevalier aurait voulu s'enfuir en courant, mais il restait immanquablement droit, ferme et loyale. Il ferma simplement les yeux un instant et, avec un léger soupir, se décida à la rejoindre comme il le devait.
Il en fut abasourdi de surprise. Devant lui, se tenait la plus ravissante jeune femme qu'il avait jamais rencontrée, de longs cheveux dorés s'écoulant en cascade sur ses épaules dénudées, ses traits fins et délicats à la mesure de son clair regard, lumineux et profond. Elle lui sourit gracieusement et lui annonça que telle était sa forme véritable, décidée à se donner à l'homme qui saurait dépasser l'apparence et prouver la parfaite noblesse et droiture de son âme.
Se drapant d'un nouveau sourire, taquin celui là, elle lui proposa de rester dans son apparence présente la moitié du temps, et lui demanda s'il préférait le jour ou la nuit.
Le jeune chevalier réfléchit un instant, confronté à un terrible dilemme. Alors, il regarda la jeune femme et décida de lire la réponse dans son gracieux regard.
Il sut à l'instant qu'il s'agissait d'un nouveau test. Il rit avec franchise, se souvenant de la circonstance qui l'avait conduit jusque là.
Il répondit sur-le-champ qu'il la laisserait choisir elle même.
Un radieux sourire illumina en retour le visage de la jeune femme, lui confirmant sans parole la bonne réponse. Elle lui promit, alors, de ne plus jamais quitter son apparence réelle de grâce et d'harmonie.
Enfin, la vieille sorcière entraîna le jeune homme dans la chambre nuptiale. Une partie du chevalier aurait voulu s'enfuir en courant, mais il restait immanquablement droit, ferme et loyale. Il ferma simplement les yeux un instant et, avec un léger soupir, se décida à la rejoindre comme il le devait.
Il en fut abasourdi de surprise. Devant lui, se tenait la plus ravissante jeune femme qu'il avait jamais rencontrée, de longs cheveux dorés s'écoulant en cascade sur ses épaules dénudées, ses traits fins et délicats à la mesure de son clair regard, lumineux et profond. Elle lui sourit gracieusement et lui annonça que telle était sa forme véritable, décidée à se donner à l'homme qui saurait dépasser l'apparence et prouver la parfaite noblesse et droiture de son âme.
Se drapant d'un nouveau sourire, taquin celui là, elle lui proposa de rester dans son apparence présente la moitié du temps, et lui demanda s'il préférait le jour ou la nuit.
Le jeune chevalier réfléchit un instant, confronté à un terrible dilemme. Alors, il regarda la jeune femme et décida de lire la réponse dans son gracieux regard.
Il sut à l'instant qu'il s'agissait d'un nouveau test. Il rit avec franchise, se souvenant de la circonstance qui l'avait conduit jusque là.
Il répondit sur-le-champ qu'il la laisserait choisir elle même.
Un radieux sourire illumina en retour le visage de la jeune femme, lui confirmant sans parole la bonne réponse. Elle lui promit, alors, de ne plus jamais quitter son apparence réelle de grâce et d'harmonie.
[réecriture personnelle d'une histoire anonyme qui circula jadis sur le Net]
- Mood:
Conteur
Un roi de jadis fut un jour battu par le monarque d'un royaume voisin. Refusant de se soumettre, il aurait dû être tué par son vainqueur, mais celui ci fut ému par sa jeunesse, sa loyauté et sa droiture. Alors, il décida de lui offrir sa liberté et celle de son royaume s'il savait prouver sa sagesse en répondant à une question très difficile. Cette question était : "quel désir véritable peut soutenir la femme ?". Le jeune roi fut si perplexe qu'il n'essaya pas même de réfléchir à la réponse, implorant seulement un délai pour y penser. Au moins aurait-il ainsi quelques temps de plus à vivre.
Irrité par savoir sa propre vie à la merci d'une simple question dont il ne pouvait imaginer la réponse, il écuma tous les milieux possibles, interrogeant tant les princesses que les prostituées, tant les sages que les fous, et tant les prêtres que les profanes. Nul ne sut lui apporter de réponse satisfaisante et, le coeur lourd, il se résigna à son sort.
Or, un noble chevalier de sa cour, qui lui était particulièrement fidèle, décida de mener au succès la quête de cette réponse, quel qu'en soit le prix. Puisque personne ne s'était révélé capable de répondre, il partit à la recherche d'une vieille sorcière recluse qui avait été tenue à l'écart à tel point elle effrayait. On la disait inhumaine, immortelle, terrifiante. Ainsi que de coutume, la différence était haïe, et elle était rejetée de tous. Le chevalier savait que son éventuelle haine en retour pouvait signifier sa perte, mais il était décidé à aller jusqu'au bout, quel qu'en soit le prix.
La sorcière se révéla douce et courtoise, bien qu'il dût faire un immense effort sur lui même pour ne pas grimacer à la vue de son innommable laideur, de sa puanteur et de son obscénité. Elle sourit devant la détermination du chevalier et, décidée à la tester, lui proposa la réponse tant cherchée s'il acceptait de la prendre comme épouse.
Le chevalier était jeune et beau, ami du roi et promis aux plus belles épousailles. Il ne sut réprimer un frisson à cette seule pensée. Pourtant, il jugea qu'il avait juré fidélité à son roi et que son devoir ne lui permettait pas l'ombre d'une hésitation. Il accepta et promit, d'une voix blanche. La répugnante sorcière rit alors, et lui dit :
" Le désir véritable d'une femme est de pouvoir décider de sa propre vie."
Il sut qu'il tenait là la réponse et se hâta de la rapporter à son roi qui s'apprêtait déjà à perdre sa vie. La joie de son souverain fut immense, sa gratitude, débordante. Le jeune chevalier dissimula comme il le put son chagrin et repartit au plus tôt en secret, se préparant à la réclusion avec la sorcière, ne pouvant supporter l'idée de la ramener au château...
Irrité par savoir sa propre vie à la merci d'une simple question dont il ne pouvait imaginer la réponse, il écuma tous les milieux possibles, interrogeant tant les princesses que les prostituées, tant les sages que les fous, et tant les prêtres que les profanes. Nul ne sut lui apporter de réponse satisfaisante et, le coeur lourd, il se résigna à son sort.
Or, un noble chevalier de sa cour, qui lui était particulièrement fidèle, décida de mener au succès la quête de cette réponse, quel qu'en soit le prix. Puisque personne ne s'était révélé capable de répondre, il partit à la recherche d'une vieille sorcière recluse qui avait été tenue à l'écart à tel point elle effrayait. On la disait inhumaine, immortelle, terrifiante. Ainsi que de coutume, la différence était haïe, et elle était rejetée de tous. Le chevalier savait que son éventuelle haine en retour pouvait signifier sa perte, mais il était décidé à aller jusqu'au bout, quel qu'en soit le prix.
La sorcière se révéla douce et courtoise, bien qu'il dût faire un immense effort sur lui même pour ne pas grimacer à la vue de son innommable laideur, de sa puanteur et de son obscénité. Elle sourit devant la détermination du chevalier et, décidée à la tester, lui proposa la réponse tant cherchée s'il acceptait de la prendre comme épouse.
Le chevalier était jeune et beau, ami du roi et promis aux plus belles épousailles. Il ne sut réprimer un frisson à cette seule pensée. Pourtant, il jugea qu'il avait juré fidélité à son roi et que son devoir ne lui permettait pas l'ombre d'une hésitation. Il accepta et promit, d'une voix blanche. La répugnante sorcière rit alors, et lui dit :
" Le désir véritable d'une femme est de pouvoir décider de sa propre vie."
Il sut qu'il tenait là la réponse et se hâta de la rapporter à son roi qui s'apprêtait déjà à perdre sa vie. La joie de son souverain fut immense, sa gratitude, débordante. Le jeune chevalier dissimula comme il le put son chagrin et repartit au plus tôt en secret, se préparant à la réclusion avec la sorcière, ne pouvant supporter l'idée de la ramener au château...
- Mood:
conteur
Le nouveau dictionnaire contemporain revu et corrigé
AUTOBUS : Véhicule qui roule deux fois plus vite si on court après et deux fois moins si on est dedans.
BABY-SITTER : Adolescent(e)s devant se conduire comme des adultes de façon à ce que les adultes qui sortent puissent se comporter comme des adolescents.
BANQUIER : Personne qui serait d'accord pour vous consentir un prêt à la condition que vous lui apportiez la preuve que vous n'en avez pas besoin.
CAPITALISTE : Personne qui se rend en voiture climatisée de son bureau climatisé à son club climatisé pour y prendre un bain de vapeur.
CHANDAIL : Vêtement que doit porter un enfant lorsque sa mère a froid.
CONSULTANT : Se dit de celui qui consulte ta montre, te dit l'heure et te fait payer la prestation.
ECONOMISTE : Expert qui saura demain pourquoi ce qu'il a prédit hier n'est pas arrivé aujourd'hui.
HARDWARE : partie de l'ordinateur qui reçoit les coups quand le software se plante.
PARLEMENT : Nom étrange formé des verbes "parler" et "mentir".
PROGRES : Doctrine consistant à compliquer ce qui est simple.
SECRET : Information que l'on ne communique qu'à une seule personne à la fois.
SNOBISME : Action d'acheter, sans en avoir les moyens, des choses qu'on n'aurait jamais acheté par soi même, dans le seul but d'impressionner des gens qu'on n'aime pas.
SYNONYME : Mot à écrire à la place de celui dont on n'est pas certain de l'orthographe.
AUTOBUS : Véhicule qui roule deux fois plus vite si on court après et deux fois moins si on est dedans.
BABY-SITTER : Adolescent(e)s devant se conduire comme des adultes de façon à ce que les adultes qui sortent puissent se comporter comme des adolescents.
BANQUIER : Personne qui serait d'accord pour vous consentir un prêt à la condition que vous lui apportiez la preuve que vous n'en avez pas besoin.
CAPITALISTE : Personne qui se rend en voiture climatisée de son bureau climatisé à son club climatisé pour y prendre un bain de vapeur.
CHANDAIL : Vêtement que doit porter un enfant lorsque sa mère a froid.
CONSULTANT : Se dit de celui qui consulte ta montre, te dit l'heure et te fait payer la prestation.
ECONOMISTE : Expert qui saura demain pourquoi ce qu'il a prédit hier n'est pas arrivé aujourd'hui.
HARDWARE : partie de l'ordinateur qui reçoit les coups quand le software se plante.
PARLEMENT : Nom étrange formé des verbes "parler" et "mentir".
PROGRES : Doctrine consistant à compliquer ce qui est simple.
SECRET : Information que l'on ne communique qu'à une seule personne à la fois.
SNOBISME : Action d'acheter, sans en avoir les moyens, des choses qu'on n'aurait jamais acheté par soi même, dans le seul but d'impressionner des gens qu'on n'aime pas.
SYNONYME : Mot à écrire à la place de celui dont on n'est pas certain de l'orthographe.
- Mood:
confirme
Soyons moins sérieux, pour une fois.
On raconte qu'un groupe d'hommes et un groupe de femmes furent nommés pour établir le sexe de l'ordinateur.
Leurs conclusions opposées établirent le caractère androgyne de nos vaillantes machines informatiques.
Voici pourquoi :
* Le groupe de femmes conclut que l'ordinateur était du sexe masculin pour les raisons suivantes :
- Pour capter son attention, il faut l'allumer;
- Il a plein d'informations mais aucune imagination;
- Il est supposé vous aider mais la moitié du temps il est le problème;
- Dès que vous vous engagez avec un, vous réalisez que si vous aviez attendu un peu plus longtemps vous auriez eu un modèle plus performant.
* Le groupe d'hommes conclut que l'ordinateur était du sexe féminin pour les raisons suivantes :
- Personne, à l'exception de son créateur, ne comprend sa logique interne;
- Le langage natif qu'il utilise pour dialoguer avec un autre ordinateur est incompréhensible de tous;
- La moindre plus petite erreur est stockée en mémoire pour être ressortie au moment le plus inopportun;
- Dès que vous vous engagez avec un, vous découvrez que vous devez dépenser la moitié de votre salaire en accessoires.
On raconte qu'un groupe d'hommes et un groupe de femmes furent nommés pour établir le sexe de l'ordinateur.
Leurs conclusions opposées établirent le caractère androgyne de nos vaillantes machines informatiques.
Voici pourquoi :
* Le groupe de femmes conclut que l'ordinateur était du sexe masculin pour les raisons suivantes :
- Pour capter son attention, il faut l'allumer;
- Il a plein d'informations mais aucune imagination;
- Il est supposé vous aider mais la moitié du temps il est le problème;
- Dès que vous vous engagez avec un, vous réalisez que si vous aviez attendu un peu plus longtemps vous auriez eu un modèle plus performant.
* Le groupe d'hommes conclut que l'ordinateur était du sexe féminin pour les raisons suivantes :
- Personne, à l'exception de son créateur, ne comprend sa logique interne;
- Le langage natif qu'il utilise pour dialoguer avec un autre ordinateur est incompréhensible de tous;
- La moindre plus petite erreur est stockée en mémoire pour être ressortie au moment le plus inopportun;
- Dès que vous vous engagez avec un, vous découvrez que vous devez dépenser la moitié de votre salaire en accessoires.
- Mood:
hehe
Bon. C'est pas tout ça.
Passons à la suite.
Comme qui pourrait dire, l'homme est une brute à sang chaud qui penserait, en dépit des théories communément admises accordant au coeur et au cerveau une importance considérable, sa jonction entre jambes et tronc centre principal de son être; la femme est une douce créature censée enseigner au précédent la vertu de tempérance et de délicatesse, dans la triste mesure où elle n'est pas elle même écrasée par le poids poilu de celui ci autant que par sa non moins conséquente lourdeur plus psychologique.
Une phrase qui a le mérite de remettre à sa place bon nombre du contingent conséquent des machistes et autres trop confiants phallocrates.
Cependant, il ne faudrait pas, à l'inverse, réduire la partie féminine de notre race à d'aimables qualités laissant aux représentants masculins l'apanage de la force et de l'action. L'Histoire est là pour nous le prouver. Afin de mettre à bas certaines idées reçues en ce cadre, je voudrais donc commencer par un petit aperçu historique.
Jadis...
...les sociétés guerrières matriarcales ont essaimé sur tous les continents. La grandiose Égypte antique elle même ne reposait que sur cette fondation d'un empire matriarcal. C'est d'ailleurs cette hérédité précise qui explique certaines traditions pouvant sembler étonnantes au premier abord, y compris dans les plus hautes sphères du pouvoir pharaonique divinisé. En effet, le Pharaon tenait légalement et traditionnellement son pouvoir de son épouse, laquelle était aussi considérée comme sa soeur. L'auguste Pharaon ne s'incarnait que s'il s'unissait à sa plus proche partie féminine. Ce dogme des plus puissants établit, en définitive, une nécessité de mariage avec sa propre soeur de sang.
Les mythiques Amazones, qui rayonnaient dans la partie septentrionale de l'Asie mineure, finirent par étendre leur empire jusqu'en Scythie et en Libye. Elles liaient commerce et plus si affinité avec les hommes des pays voisins, renvoyant à leurs pères chaque enfant se révélant mâle. De telles sociétés auraient également existé en Amérique du Sud, comme semblerait le confirmer le nom donnée à une vaste partie de ce continent : l'Amazonie.
Plus proches de nous dans le temps et l'espace, en Bohème au VIIIème siècle, des femmes organisées en corporation militaire et même en société civile construisirent des forts et tinrent en échec pendant plus de huit ans le propre Duché de Bohème. Au passage, elles réduisaient en esclavage tous les hommes qui tombaient entre leurs mains.
Nous pouvons rappeler aussi que le puissant roi du Deccan, en Inde, entretenait dans son armée un corps entier de femmes. La garde particulière du roi de Siam, pour sa part, n'était exclusivement constituée que de femmes.
Enfin, il faut savoir que le royaume de Dahomey, en Afrique, s'était imposé à tous ses voisins par ses femmes d'armes. Malheureusement, il ne leur était pas possible de faire le poids face à l'armée coloniale française, qui les extermina aux salves de son moderne militarisme pour pouvoir prendre le contrôle de ce pays, ainsi que faisaient les pays occidentaux en ce temps là.
Voilà, ceci... pour remettre définitivement en place les préjugés dits de sexe faible.
Passons à la suite.
Comme qui pourrait dire, l'homme est une brute à sang chaud qui penserait, en dépit des théories communément admises accordant au coeur et au cerveau une importance considérable, sa jonction entre jambes et tronc centre principal de son être; la femme est une douce créature censée enseigner au précédent la vertu de tempérance et de délicatesse, dans la triste mesure où elle n'est pas elle même écrasée par le poids poilu de celui ci autant que par sa non moins conséquente lourdeur plus psychologique.
Une phrase qui a le mérite de remettre à sa place bon nombre du contingent conséquent des machistes et autres trop confiants phallocrates.
Cependant, il ne faudrait pas, à l'inverse, réduire la partie féminine de notre race à d'aimables qualités laissant aux représentants masculins l'apanage de la force et de l'action. L'Histoire est là pour nous le prouver. Afin de mettre à bas certaines idées reçues en ce cadre, je voudrais donc commencer par un petit aperçu historique.
Jadis...
...les sociétés guerrières matriarcales ont essaimé sur tous les continents. La grandiose Égypte antique elle même ne reposait que sur cette fondation d'un empire matriarcal. C'est d'ailleurs cette hérédité précise qui explique certaines traditions pouvant sembler étonnantes au premier abord, y compris dans les plus hautes sphères du pouvoir pharaonique divinisé. En effet, le Pharaon tenait légalement et traditionnellement son pouvoir de son épouse, laquelle était aussi considérée comme sa soeur. L'auguste Pharaon ne s'incarnait que s'il s'unissait à sa plus proche partie féminine. Ce dogme des plus puissants établit, en définitive, une nécessité de mariage avec sa propre soeur de sang.
Les mythiques Amazones, qui rayonnaient dans la partie septentrionale de l'Asie mineure, finirent par étendre leur empire jusqu'en Scythie et en Libye. Elles liaient commerce et plus si affinité avec les hommes des pays voisins, renvoyant à leurs pères chaque enfant se révélant mâle. De telles sociétés auraient également existé en Amérique du Sud, comme semblerait le confirmer le nom donnée à une vaste partie de ce continent : l'Amazonie.
Plus proches de nous dans le temps et l'espace, en Bohème au VIIIème siècle, des femmes organisées en corporation militaire et même en société civile construisirent des forts et tinrent en échec pendant plus de huit ans le propre Duché de Bohème. Au passage, elles réduisaient en esclavage tous les hommes qui tombaient entre leurs mains.
Nous pouvons rappeler aussi que le puissant roi du Deccan, en Inde, entretenait dans son armée un corps entier de femmes. La garde particulière du roi de Siam, pour sa part, n'était exclusivement constituée que de femmes.
Enfin, il faut savoir que le royaume de Dahomey, en Afrique, s'était imposé à tous ses voisins par ses femmes d'armes. Malheureusement, il ne leur était pas possible de faire le poids face à l'armée coloniale française, qui les extermina aux salves de son moderne militarisme pour pouvoir prendre le contrôle de ce pays, ainsi que faisaient les pays occidentaux en ce temps là.
Voilà, ceci... pour remettre définitivement en place les préjugés dits de sexe faible.
- Mood:
instruit
Il y a aussi un certain nombre d'esclaves traditionnels. Des esclaves pour lesquels les esclavagistes, c'est vous.
Voyons ça.
En Chine, voyez-vous, il y a des zones industrielles. Comme partout.
Dans le monde, il y a, entres autres choses, et surtout dans nos pays de surconsommation, du duvet, des brosses à dents, des souris d'ordinateurs, des parapluies, des boutons et fermetures automatiques, des briquets, des chaussures, des jouets, des stylos-billes, des chaussettes,... Je vais m'arrêter là.
Alors, reparlons-en un peu, de ces infîmes parties de territoire chinois qui sont zones industrielles, :
- 8 duvets du monde sur 10 viennent de la ZI Xiaoshan
- 2 brosses à dents du monde sur 10 viennent de la ZI Hangli
- 7 souris d'ordinateur du monde sur 10 viennent de la ZI Suzhou
- 2 parapluies du monde sur 10 viennent de la ZI Shangyu
- 8 boutons et fermetures automatiques du monde sur 10 viennent de la ZI Qiaotou
- 9 briquets du monde sur 10 viennent de la ZI Wenzhou, ainsi qu'une chaussure du monde sur 2
- 8 jouets du monde sur 10 viennent de la ZI Dongguan
- 8 stylos-bille du monde sur 10 viennent de la ZI Fenshui
- 3 chaussettes du monde sur 10 viennent de la ZI Datang
À ceux qui affirment que l'esclavage appartient au passé, je demande de faire le compte de tous leurs biens estampillés "made in China" ou "made in RPC". Réalisés, suivant le cas, dans des camps de concentrations pour intellectuels ou opposants politiques, ou pour ouvriers entassés les uns sur les autres dans leur chaîne de production ou dans leurs dortoirs. Ceux là gagnent dix centimes de l'heure, de quoi, exactement, ne pas mourir de faim. De toute façon, me direz-vous, ils n'ont que ça à faire, manger, dormir et travailler. Les vacances n'existant pas, ni les limitations d'horaire.
Tout bien pensé, les esclaves de la Rome antique étaient beaucoup mieux traités que ça.
Voyons ça.
En Chine, voyez-vous, il y a des zones industrielles. Comme partout.
Dans le monde, il y a, entres autres choses, et surtout dans nos pays de surconsommation, du duvet, des brosses à dents, des souris d'ordinateurs, des parapluies, des boutons et fermetures automatiques, des briquets, des chaussures, des jouets, des stylos-billes, des chaussettes,... Je vais m'arrêter là.
Alors, reparlons-en un peu, de ces infîmes parties de territoire chinois qui sont zones industrielles, :
- 8 duvets du monde sur 10 viennent de la ZI Xiaoshan
- 2 brosses à dents du monde sur 10 viennent de la ZI Hangli
- 7 souris d'ordinateur du monde sur 10 viennent de la ZI Suzhou
- 2 parapluies du monde sur 10 viennent de la ZI Shangyu
- 8 boutons et fermetures automatiques du monde sur 10 viennent de la ZI Qiaotou
- 9 briquets du monde sur 10 viennent de la ZI Wenzhou, ainsi qu'une chaussure du monde sur 2
- 8 jouets du monde sur 10 viennent de la ZI Dongguan
- 8 stylos-bille du monde sur 10 viennent de la ZI Fenshui
- 3 chaussettes du monde sur 10 viennent de la ZI Datang
À ceux qui affirment que l'esclavage appartient au passé, je demande de faire le compte de tous leurs biens estampillés "made in China" ou "made in RPC". Réalisés, suivant le cas, dans des camps de concentrations pour intellectuels ou opposants politiques, ou pour ouvriers entassés les uns sur les autres dans leur chaîne de production ou dans leurs dortoirs. Ceux là gagnent dix centimes de l'heure, de quoi, exactement, ne pas mourir de faim. De toute façon, me direz-vous, ils n'ont que ça à faire, manger, dormir et travailler. Les vacances n'existant pas, ni les limitations d'horaire.
Tout bien pensé, les esclaves de la Rome antique étaient beaucoup mieux traités que ça.
- Mood:
au secours
Survient alors l'enchaînement suivant : celui alimentaire. Il s'est avéré très justement qu'une alimentation est un moyen admirable d'asservissement. Le supermarché en est le vivant temple, proposant un panel infini de combinaisons toutes plus écrasantes les unes que les autres. C'est une nourriture de mort, comme un hamburger discount jurant sa diététique par la feuille de salade entre deux tranches de viande reconstituée. La viande... Elle n'est déjà pas particulièrement adaptée au corps humain, mais l'idéal est qu'elle est maintenant obligatoirement sortie d'abattoir. N'importe quelle viande en sortant est à ce point imprégnée des plus basses vibrations qu'elle maintient à la perfection le troupeau humain dans un état d'esprit acceptablement soumis. La soi disante nécessité de viande pointe du doigt l'accablante stupidité des dogmes diététiques, niant dès l'abord qu'un régime doit s'adapter à la personne et non l'inverse. Le mythe des carences est tout autant passionnant. Les diététiciens oublient pourtant très volontiers l'expérience établissant cette parfaite incompréhension de nos corps humains. Qui, suite à un jeûne surveillé leur permettant enfin de remettre leurs pendules à l'heure, par libération du triste régime que nous leur imposons, sont capables de rééquilibrer toutes leurs déficiences en n'importe quel élément.
Tout ceci nous amène à considérer le très logique enchaînement à prendre la relève. Il est pour ainsi dire à ce point lié au précédent que sans lui il n'est plus grand chose. J'ai nommé l'enchaînement thérapeutique...
Notre science médicale n'est pas une science de guérison, elle est une science de marché. Or, pour que le patient soit rentable, il faut avoir un patient malade. Les guérisseurs des tribus dites primitives font incomparablement plus de bien. Certes, tout n'est pas si noir et la chirurgie des traumatismes osseux est de bonne facture, je dois l'avouer. Il n'est pourtant pas nécessaire de s'en vanter : les chirurgiens romains faisaient la même chose il y a deux mille ans. Au point que les sets chirurgicaux de cet empire perdu soient identiques aux sets dits modernes...
Il est beaucoup à dire, encore -ne fut-ce que sur les deux "fléaux" de ce cadre avalant chaque mois des milliards en crédits de recherche. Mais je ne parlerais pas de ces deux "maladies", parce que cela entraînerait sans doute immanquablement des réactions désolantes dont je n'ai que faire. D'autant qu'il s'agit là d'un sujet très vaste qui demanderait un livre entier. Afin d'asseoir convenablement le coté manipulation et cruauté d'un problème dont les gouvernements nous jurent les recherches adéquates, quand tout programme qui toucherait de trop près une vérité gênante pour un conflit d'intérêts "d'élite" est étouffé.
Et enfin... L'enchaînement à ses représentations et la sécurité de son "monde connu". Ce petit exposé était là précisément pour ébrécher celui ci. Pour tout vous avouer.
Si vous avez lu tout ceci, il importe donc d'en donner une conclusion significative.
Voici :
Ce que vous avez lu, comme ce que vous croyiez auparavant, est la matière sur laquelle se forge votre propre opinion du monde. Seule votre sensibilité doit être écoutée. Le monde est ainsi fait que la certitude n'est jamais bonne à prendre, à moins qu'elle ne soit prise de l'intérieur. Il ne m'importe pas d'avoir raison ou tort, pas plus qu'il ne devrait vous importer de croire ou de ne pas croire. Si vous avez la foi en quelque chose, vous devez vous en illuminer; si en d'autres points votre foi est en faillite alors attendez et ouvrez-vous jusqu'à la trouver enfin.
Car la vérité n'appartient qu'à vous, et nul autre ne saurait vous ravir cette dimension de votre être.
Tout ceci nous amène à considérer le très logique enchaînement à prendre la relève. Il est pour ainsi dire à ce point lié au précédent que sans lui il n'est plus grand chose. J'ai nommé l'enchaînement thérapeutique...
Notre science médicale n'est pas une science de guérison, elle est une science de marché. Or, pour que le patient soit rentable, il faut avoir un patient malade. Les guérisseurs des tribus dites primitives font incomparablement plus de bien. Certes, tout n'est pas si noir et la chirurgie des traumatismes osseux est de bonne facture, je dois l'avouer. Il n'est pourtant pas nécessaire de s'en vanter : les chirurgiens romains faisaient la même chose il y a deux mille ans. Au point que les sets chirurgicaux de cet empire perdu soient identiques aux sets dits modernes...
Il est beaucoup à dire, encore -ne fut-ce que sur les deux "fléaux" de ce cadre avalant chaque mois des milliards en crédits de recherche. Mais je ne parlerais pas de ces deux "maladies", parce que cela entraînerait sans doute immanquablement des réactions désolantes dont je n'ai que faire. D'autant qu'il s'agit là d'un sujet très vaste qui demanderait un livre entier. Afin d'asseoir convenablement le coté manipulation et cruauté d'un problème dont les gouvernements nous jurent les recherches adéquates, quand tout programme qui toucherait de trop près une vérité gênante pour un conflit d'intérêts "d'élite" est étouffé.
Et enfin... L'enchaînement à ses représentations et la sécurité de son "monde connu". Ce petit exposé était là précisément pour ébrécher celui ci. Pour tout vous avouer.
Si vous avez lu tout ceci, il importe donc d'en donner une conclusion significative.
Voici :
Ce que vous avez lu, comme ce que vous croyiez auparavant, est la matière sur laquelle se forge votre propre opinion du monde. Seule votre sensibilité doit être écoutée. Le monde est ainsi fait que la certitude n'est jamais bonne à prendre, à moins qu'elle ne soit prise de l'intérieur. Il ne m'importe pas d'avoir raison ou tort, pas plus qu'il ne devrait vous importer de croire ou de ne pas croire. Si vous avez la foi en quelque chose, vous devez vous en illuminer; si en d'autres points votre foi est en faillite alors attendez et ouvrez-vous jusqu'à la trouver enfin.
Car la vérité n'appartient qu'à vous, et nul autre ne saurait vous ravir cette dimension de votre être.
- Mood:
à l'abordage
Parler de choix d'atmosphère est un terme qui peut aussi aller au delà de sa prime acceptation. Récemment, fut dévoilé une pratique à ce point inimaginée que cette annonce fut mise rapidement au placard -mais non pas oubliée par tous. Une réaction de foule, prise dans son sens le plus vaste, est contrôlable et parfois contrôlée, par l'intermédiaire d'un épandage très particulier organisé d'avion. Comment ne pas en avoir eu la connaissance ? Très simple : c'est ce genre de technologie qui peut utilement servir les dominants si les dominés en ignorent l'existence, en somme. C'est ainsi que l'agressivité africaine -nord ou sud- aurait été amplifiée, soit pour les expériences de mise au point, soit pour des applications plus utilement concrètes. Il est à noter que l'apaisement devrait être aussi facilement obtenu, mais l'agressivité est incomparablement plus pratique. Elle permet d'assurer la pérennité d'une guerre, d'asseoir la division, de créer un marché permanent... et elle reste un moyen sûr de diriger l'énergie de groupes rebelles ou difficilement colonisables contre eux-même, tout simplement.
Cette histoire de technologies qui nous sont cachées pour éviter la ruine de la domination mondiale d'un certain nombre d'individus va se retrouver lors de notre second point. Car, maintenant, nous pouvons passer à l'enchaînement suivant, non moins crucial : l'enchaînement énergétique.
Le récit le plus populaire est celui de ce pauvre monsieur Diesel, ayant inventé son moteur éponyme pour fonctionner à l'huile. Ainsi, il était enfin possible de se passer du pétrole, et de créer des emplois agricoles en France plutôt que des puits dont je tairai mon ressenti en Arabie ou ailleurs. Si cette invention ne fut pas détruite et se trouve connue et utilisée de nos jours, c'est qu'il fut possible de la pervertir en lui donnant à boire du gasoil au lieu d'huile végétale. Mais qu'en est-il des inventions et des inventeurs détruits parce que les découvertes ne pouvaient aucunement servir la cause des intérêts de "l'élite" mondial ? Les inventions du cadre énergétique en firent pour l'essentiel les frais. Le constat est pourtant simple. L'énergie est la nature même de notre Univers, aisément prise, et de façon parfaitement inépuisable, sur l'une des quatre Forces universelles (les deux Nucléaires, la Gravitation et l'Electromagnétisme). Je parle, évidemment, de façon fondamentale, pas de façon stupide comme le font les centrales thermiques ou nucléaires, prenant de ces Forces leur énergie de façon détournée (et dangereuse) quand il est possible de trouver tout ce que l'on souhaite de façon beaucoup plus directe.
Ainsi fut anéanti un des plus grands génies en ce cadre du siècle dernier, Nikola Tesla. Il affirmait que se demander comment trouver de l'énergie est se trouver au fond de l'eau avec une tasse vide renversée, en se demandant comment diable on pourrait la remplir. Bien entendu, ses recherches ne plaisaient pas à ce qui les détruisit avant qu'elles ne soient opérationnelles.
Les exemples sont pourtant innombrables. On a pu faire marcher des voitures, après l'huile, avec de l'eau silicée, puis même avec l'eau pure. Le système Pantone a équipé des milliers de véhicules dans le monde entier, dont la France, donnant à la voiture une pollution zéro. La vapeur froide en admission moteur sur un vortex hélicoïdal (le genre de bricolage qui coûterait moins de dix euros à la chaîne d'assemblage) est capable de diminuer la consommation du quart, sans que les miettes de sciences qui sont laissées au peuple puisse l'expliquer d'aucune façon, d'ailleurs. Preuve, s'il en était encore besoin, que l'énergie est puisable à volonté pourvu qu'on ait la bonne optique.
Cette histoire de technologies qui nous sont cachées pour éviter la ruine de la domination mondiale d'un certain nombre d'individus va se retrouver lors de notre second point. Car, maintenant, nous pouvons passer à l'enchaînement suivant, non moins crucial : l'enchaînement énergétique.
Le récit le plus populaire est celui de ce pauvre monsieur Diesel, ayant inventé son moteur éponyme pour fonctionner à l'huile. Ainsi, il était enfin possible de se passer du pétrole, et de créer des emplois agricoles en France plutôt que des puits dont je tairai mon ressenti en Arabie ou ailleurs. Si cette invention ne fut pas détruite et se trouve connue et utilisée de nos jours, c'est qu'il fut possible de la pervertir en lui donnant à boire du gasoil au lieu d'huile végétale. Mais qu'en est-il des inventions et des inventeurs détruits parce que les découvertes ne pouvaient aucunement servir la cause des intérêts de "l'élite" mondial ? Les inventions du cadre énergétique en firent pour l'essentiel les frais. Le constat est pourtant simple. L'énergie est la nature même de notre Univers, aisément prise, et de façon parfaitement inépuisable, sur l'une des quatre Forces universelles (les deux Nucléaires, la Gravitation et l'Electromagnétisme). Je parle, évidemment, de façon fondamentale, pas de façon stupide comme le font les centrales thermiques ou nucléaires, prenant de ces Forces leur énergie de façon détournée (et dangereuse) quand il est possible de trouver tout ce que l'on souhaite de façon beaucoup plus directe.
Ainsi fut anéanti un des plus grands génies en ce cadre du siècle dernier, Nikola Tesla. Il affirmait que se demander comment trouver de l'énergie est se trouver au fond de l'eau avec une tasse vide renversée, en se demandant comment diable on pourrait la remplir. Bien entendu, ses recherches ne plaisaient pas à ce qui les détruisit avant qu'elles ne soient opérationnelles.
Les exemples sont pourtant innombrables. On a pu faire marcher des voitures, après l'huile, avec de l'eau silicée, puis même avec l'eau pure. Le système Pantone a équipé des milliers de véhicules dans le monde entier, dont la France, donnant à la voiture une pollution zéro. La vapeur froide en admission moteur sur un vortex hélicoïdal (le genre de bricolage qui coûterait moins de dix euros à la chaîne d'assemblage) est capable de diminuer la consommation du quart, sans que les miettes de sciences qui sont laissées au peuple puisse l'expliquer d'aucune façon, d'ailleurs. Preuve, s'il en était encore besoin, que l'énergie est puisable à volonté pourvu qu'on ait la bonne optique.
- Mood:
ça oui
En quelque sorte, nous fêtons l'abolition de l'esclavage de nos ancêtres pour oublier le nôtre. Par chance, il y a gros à parier que lorsque nos descendants fêteront l'abolition de l'esclavage moderne, ils ne seront eux même plus enchaînés d'aucune sorte...
Qu'est-ce que l'esclavage contemporain, celui qui nous lie, vous, moi, eux, et tant d'autres ? J'avais écrit ma chronique rebelle sur un coup d'humeur; maintenant je vais m'exposer avec plus de sérieux.
Fondamentalement, l'esclavage consiste à établir la domination de "puissants" sur les "malchanceux". Avec système de sécurité pour éviter une regrettable rébellion venant casser toute cette belle organisation : jadis c'était faire travailler beaucoup pour nourrir peu, afin d'affaiblir suffisamment les constitutions. Cela souffrait cependant d'un double handicap : l'esclave perdait beaucoup de force dans son service, et se rebellait parfois encore.
Aujourd'hui, le système est particulièrement bien élaboré et repose sur les enchaînements multiples -c'est beaucoup plus sûr.
Récapitulons l'essentiel :
Déjà, l'enchaînement matériel. A l'avènement de la société industrielle, le risque était considérable. C'était l'apparition de machines et de techniques censées libérer l'humain. Or, l'humain libéré acquiert immanquablement la propension à penser par lui même, servir les autres et sourire à son prochain. En d'autres termes, penser la liberté (il n'y a pas de raison que je ne puisse pas faire ce que je veux), l'égalité (il n'y a pas de raison que je sois moins que mon voisin) et la fraternité (il n'y a pas de raison que je n'aide pas mon prochain, d'autant plus qu'il pourra logiquement m'aider en retour). On retrouve ici une devise bien connue, mais non sans raison : la France est un noeud énergétique qui catalyse dans une part particulièrement importante le changement évolutif qui nous est destiné terrestrement.
Mais ne perdons pas le fil. Ce fut un combat acharné dont la victoire sourit aux intérêts en place. Ce n'aurait pas été très difficile à deviner, ces derniers s'étant profondément incrustés depuis des millénaires entiers. En revanche, une victoire n'est pas la guerre. La guerre, elle, est gagnée d'avance; elle révélera terrestrement la devise dont nous parlions tout à l'heure, à la mesure du sens et du dessein évolutif de notre Univers.
La réussite de l'enchaînement matériel, donc, est incontestable. Les progrès technologiques ont la fâcheuse tendance à produire des pièces d'excellente qualité : le défi est donc de ne pas leur permettre de remettre rien en question. La méthode classique et habituelle est de greffer à ces excellentes pièces des périphériques irremplaçables et à durée de vie limitée. Cet état des faits est à l'origine du gaspillage monstrueux des machines qui nous sont devenues indispensables, partant en décharge au bout de quelques années au pire ou au bout de plusieurs années au mieux. Fabriquer des machines qui ne tombent pas en panne, ou qui se font réparer en cas, ce serait déjà nous permettre de garder davantage de ressources, donc nous permettre de travailler moins pour agir et penser plus par nous même. Un pas dangereux dans la direction que les intérêts des puissants s'accrochant à leur domination ne veulent certainement pas nous voir prendre.
Il est à noter, bien sûr, un très judicieux choix d'atmosphère entretenant naturellement les objectifs. Je ne suis pas cuisinier, mais j'aurais tendance à penser à un bon tiers d'annihilateur de sens de l'existence, un autre tiers d'espoiricide, un petit quart de philosophie d'insectes sociaux, et un reste de faut-surtout-laisser-les-autres-penser-à sa-place. Après tout, pourquoi se fatiguer, n'est-ce pas ? La recette ne serait toutefois pas complète sans son indispensable nappage. 100% peur-qui-prend-au-ventre, à usage multiple. Peur de l'emploi qui saute, peur de se faire lâcher par ses amis, peur de se faire lâcher par la caisse des retraites pour dans trente ans, peur de la réaction ou de la différence de l'autre, peur de la composition de son assiette et de son bol d'air, etc., etc. De plus, la peur, comme une condition climatique à faire pousser les champignons, fait pousser les assurances, et se faire assurer sur tout et même au delà est une démarche particulièrement louable pour les dits groupuscules mondiaux dominateurs déjà sous-entendus.
L'avantage, aussi, c'est que le vent high-tech disséqué ci dessus s'auto-entretient aussi facilement qu'une flambée issue du renversement de la fritière enflammée sur le parquet d'un chalet en bois. Voyez la voiture, par exemple, on aurait presque plus besoin d'en fabriquer des jetables à tel point la conduite influencée par ces circonstances psychologiques est prodigue en tôle froissée (pour dire peu ce qui est beaucoup).
Qu'est-ce que l'esclavage contemporain, celui qui nous lie, vous, moi, eux, et tant d'autres ? J'avais écrit ma chronique rebelle sur un coup d'humeur; maintenant je vais m'exposer avec plus de sérieux.
Fondamentalement, l'esclavage consiste à établir la domination de "puissants" sur les "malchanceux". Avec système de sécurité pour éviter une regrettable rébellion venant casser toute cette belle organisation : jadis c'était faire travailler beaucoup pour nourrir peu, afin d'affaiblir suffisamment les constitutions. Cela souffrait cependant d'un double handicap : l'esclave perdait beaucoup de force dans son service, et se rebellait parfois encore.
Aujourd'hui, le système est particulièrement bien élaboré et repose sur les enchaînements multiples -c'est beaucoup plus sûr.
Récapitulons l'essentiel :
Déjà, l'enchaînement matériel. A l'avènement de la société industrielle, le risque était considérable. C'était l'apparition de machines et de techniques censées libérer l'humain. Or, l'humain libéré acquiert immanquablement la propension à penser par lui même, servir les autres et sourire à son prochain. En d'autres termes, penser la liberté (il n'y a pas de raison que je ne puisse pas faire ce que je veux), l'égalité (il n'y a pas de raison que je sois moins que mon voisin) et la fraternité (il n'y a pas de raison que je n'aide pas mon prochain, d'autant plus qu'il pourra logiquement m'aider en retour). On retrouve ici une devise bien connue, mais non sans raison : la France est un noeud énergétique qui catalyse dans une part particulièrement importante le changement évolutif qui nous est destiné terrestrement.
Mais ne perdons pas le fil. Ce fut un combat acharné dont la victoire sourit aux intérêts en place. Ce n'aurait pas été très difficile à deviner, ces derniers s'étant profondément incrustés depuis des millénaires entiers. En revanche, une victoire n'est pas la guerre. La guerre, elle, est gagnée d'avance; elle révélera terrestrement la devise dont nous parlions tout à l'heure, à la mesure du sens et du dessein évolutif de notre Univers.
La réussite de l'enchaînement matériel, donc, est incontestable. Les progrès technologiques ont la fâcheuse tendance à produire des pièces d'excellente qualité : le défi est donc de ne pas leur permettre de remettre rien en question. La méthode classique et habituelle est de greffer à ces excellentes pièces des périphériques irremplaçables et à durée de vie limitée. Cet état des faits est à l'origine du gaspillage monstrueux des machines qui nous sont devenues indispensables, partant en décharge au bout de quelques années au pire ou au bout de plusieurs années au mieux. Fabriquer des machines qui ne tombent pas en panne, ou qui se font réparer en cas, ce serait déjà nous permettre de garder davantage de ressources, donc nous permettre de travailler moins pour agir et penser plus par nous même. Un pas dangereux dans la direction que les intérêts des puissants s'accrochant à leur domination ne veulent certainement pas nous voir prendre.
Il est à noter, bien sûr, un très judicieux choix d'atmosphère entretenant naturellement les objectifs. Je ne suis pas cuisinier, mais j'aurais tendance à penser à un bon tiers d'annihilateur de sens de l'existence, un autre tiers d'espoiricide, un petit quart de philosophie d'insectes sociaux, et un reste de faut-surtout-laisser-les-autres-penser-à sa-place. Après tout, pourquoi se fatiguer, n'est-ce pas ? La recette ne serait toutefois pas complète sans son indispensable nappage. 100% peur-qui-prend-au-ventre, à usage multiple. Peur de l'emploi qui saute, peur de se faire lâcher par ses amis, peur de se faire lâcher par la caisse des retraites pour dans trente ans, peur de la réaction ou de la différence de l'autre, peur de la composition de son assiette et de son bol d'air, etc., etc. De plus, la peur, comme une condition climatique à faire pousser les champignons, fait pousser les assurances, et se faire assurer sur tout et même au delà est une démarche particulièrement louable pour les dits groupuscules mondiaux dominateurs déjà sous-entendus.
L'avantage, aussi, c'est que le vent high-tech disséqué ci dessus s'auto-entretient aussi facilement qu'une flambée issue du renversement de la fritière enflammée sur le parquet d'un chalet en bois. Voyez la voiture, par exemple, on aurait presque plus besoin d'en fabriquer des jetables à tel point la conduite influencée par ces circonstances psychologiques est prodigue en tôle froissée (pour dire peu ce qui est beaucoup).
- Mood:
recombatif
Bon... Et à défaut d'écriture par soi même, on peut s'amuser à critiquer celle des autres.
Je vous conseille tout à fait l'anthologie Ouvre-toi des éditions Griffes d'Encre !
Et voilà ce que j'en pense :
- Réhabilitation : une belle entrée en matière... De tous les compliments qui pourraient s'attribuer on remarquerait surtout celui de la justesse : c'est une façon admirable de critiquer une certaine manière de penser l'enfance. Une remarque cependant : on regrette une écriture un peu trop neutre, sans véritable style, j'entends par là que cette nouvelle aurait grandement profité d'une petite relecture avec, par exemple, un auteur de l'anthologie beaucoup plus familier de son élément littéraire. Pas sur le fond, certainement pas, mais sur la forme, et pas pour le perfectionner, mais pour lui donner une véritable vie. Si je dis tout ça, hein, c'est parce que j'ai aimé et que j'aurais voulu pouvoir plonger davantage dedans.
- Le Goût du miel : je n'ai pas grand chose à dire dessus, il est abouti de tous les cotés et parfaitement dans la ligne de l'anthologie. De quoi donner envie de lire les ouvrages de Nathalie Dau -en tous cas, ce genre d'histoires, on ne peut pas s'en lasser.
- Ah, la porte ! : bon, je suppose que son excellence est proportionnel à la connaissance de l'évolution technologique du lecteur, mais pour ma part je l'ai trouvé merveilleux ! De toute façon c'est ça : au pire on apprécie, au mieux on y dévore la moindre phrase et on rigole jusqu'à la fin -voire on relit certains passages.
- Les Graines perdues : là, j'ai non seulement apprécié, mais j'ai surtout été touché. Un texte qui prend au coeur d'autant plus qu'il est très vrai. Bien sûr, une fois qu'on connaît le dénouement, la relecture n'est plus pareil, mais en première lecture c'est un coup de coeur.
- La Petite Fille au coeur de marbre : j'ai beaucoup de mal à donner ma critique, c'est directement issu du fait que je ne sais pas vraiment moi même comment j'ai apprécié cette histoire. Je crois que c'est parce qu'il faut un certain vécu pour la comprendre sous toutes ces facettes, et qu'autrement on a l'impression un peu désagréable d'être lâché. Ceci étant, rien à dire, c'est une belle histoire qui a parfaitement sa place.
- Les Larmes rouges : insister sur la transition entre esclavage par l'autre et esclavage par soi ? J'étais frustré de n'avoir pas tout saisi en finissant de lire, j'ai heureusement réalisé après coup. Maintenant que je le sais, je peux dire que ce récit est admirable, sans compter qu'il se lit tout seul.
=> critique globale : une fois les Larmes rouges lues, on comprend déjà que la force de l'anthologie est la délicieuse diversité des personnalités de style d'écriture
- Suzanne on line : je vais faire une redite, mais le mot à dire est encore délicieux ! Ceci étant en première lecture, évidemment. Mais même après, en fait, il faut avouer qu'il y a vraiment un dialogue, ah un dialogue ! Chapeau.
- Tsuyan : un conte qui enchaîne à la perfection. Hymne à des traditions et coutumes ouvrant l'esprit sur cet autre entendement du monde, tout autant que hymne à la puissance de l'Amour. Mon deuxième coup de coeur.
- L'Apocalypse selon Huxley : bon. Rien à dire sur l'écriture, le génie des allusions, etc., mais... Qu'est-ce que ça fait là dans l'anthologie ? Chaque histoire est dans l'ambiance, chaque histoire... sauf celle là. Toutes sont élevantes et nous ouvrent sur de nouvelles dimensions qu'elles nous dévoilent petit à petit, toutes... sauf celle là. D'autre part, il y a une beauté, une lumière, dans toutes ces compositions, alors que là c'est le mur. Pour quelqu'un de sensible -comme moi- c'est très dur, aussi, un vrai coup. Oui, cette histoire vaut la publication... mais ailleurs ! Surtout que ceux qui adoreront, ou qui ont adoré, ne devraient pas s'attendre à la lire dans ce cadre. Ce n'est donc pas du tout une remise en question de l'histoire, mais bien de sa place ! Je dis simplement que certaines vibrations n'ont pas à être mélangées, autrement on est surpris comme par un morceau de techno au milieu d'un récital de classique. Étant radical, moi je l'ai découpé au cutter pour avoir une anthologie que je pouvais ressentir
=> critique globale : à ce stade et à mon sens, je peux dire que l'harmonie et le "coulé" de l'anthologie vaut un 15/16
- Miroitements : ouf, on replonge dans l'anthologie ! J'avoue que j'ai eu peur, mais miroitements permet tout à fait de reprendre le fil de son exploration d'ouvertures. Une nouvelle dimension à découvrir par une nouvelle talentueuse auteure
- Jassîm Ibn Menollah : une entracte très appréciable ! Voilà, c'est le mot. Une touche de détente tout à fait à sa place.
- Cinq Fois : dans un cadre très sombre ressort superbement la beauté de ce récit. Troisième coup de coeur. En fait, non : ma préférée, tout simplement.
- l'Autre : toujours de qualité. La diversité mêlée à la qualité, voilà Ouvre-toi, en définitive.
- Logique d'ensemble : la plus belle critique de la guerre en Irak que j'aie jamais lue, d'autant qu'elle n'est pas du tout déplacée vu l'imaginaire invoqué.
- Le Temps de l'exil : eeh oui... Petite (voire grande) remise en question de notre mentalité présente. De plus, c'est une histoire sans dialogue, la seule, donc une note qui aurait manqué sinon. Et ce n'est pas évident à mener, une histoire sans dialogue, donc bravo.
- Dans le noir : on croirait qu'elle a été faite exprès pour finir l'ouvrage ! Avec celle là, la partition est parfaite. Pour ce qui est de l'histoire en elle même, elle est très agréable à lire, et il y a, comment dire ? Une simplicité mêlée de profondeur. Un dernier coup de coeur pour cette nouvelle.
=> et l'illustratrice Maeva Pierre au fait ! Idée et réalisation exceptionnelle, franchement j'espère la redécouvrir sur les autres couvertures des anthologies à venir...
Je vous conseille tout à fait l'anthologie Ouvre-toi des éditions Griffes d'Encre !
Et voilà ce que j'en pense :
- Réhabilitation : une belle entrée en matière... De tous les compliments qui pourraient s'attribuer on remarquerait surtout celui de la justesse : c'est une façon admirable de critiquer une certaine manière de penser l'enfance. Une remarque cependant : on regrette une écriture un peu trop neutre, sans véritable style, j'entends par là que cette nouvelle aurait grandement profité d'une petite relecture avec, par exemple, un auteur de l'anthologie beaucoup plus familier de son élément littéraire. Pas sur le fond, certainement pas, mais sur la forme, et pas pour le perfectionner, mais pour lui donner une véritable vie. Si je dis tout ça, hein, c'est parce que j'ai aimé et que j'aurais voulu pouvoir plonger davantage dedans.
- Le Goût du miel : je n'ai pas grand chose à dire dessus, il est abouti de tous les cotés et parfaitement dans la ligne de l'anthologie. De quoi donner envie de lire les ouvrages de Nathalie Dau -en tous cas, ce genre d'histoires, on ne peut pas s'en lasser.
- Ah, la porte ! : bon, je suppose que son excellence est proportionnel à la connaissance de l'évolution technologique du lecteur, mais pour ma part je l'ai trouvé merveilleux ! De toute façon c'est ça : au pire on apprécie, au mieux on y dévore la moindre phrase et on rigole jusqu'à la fin -voire on relit certains passages.
- Les Graines perdues : là, j'ai non seulement apprécié, mais j'ai surtout été touché. Un texte qui prend au coeur d'autant plus qu'il est très vrai. Bien sûr, une fois qu'on connaît le dénouement, la relecture n'est plus pareil, mais en première lecture c'est un coup de coeur.
- La Petite Fille au coeur de marbre : j'ai beaucoup de mal à donner ma critique, c'est directement issu du fait que je ne sais pas vraiment moi même comment j'ai apprécié cette histoire. Je crois que c'est parce qu'il faut un certain vécu pour la comprendre sous toutes ces facettes, et qu'autrement on a l'impression un peu désagréable d'être lâché. Ceci étant, rien à dire, c'est une belle histoire qui a parfaitement sa place.
- Les Larmes rouges : insister sur la transition entre esclavage par l'autre et esclavage par soi ? J'étais frustré de n'avoir pas tout saisi en finissant de lire, j'ai heureusement réalisé après coup. Maintenant que je le sais, je peux dire que ce récit est admirable, sans compter qu'il se lit tout seul.
=> critique globale : une fois les Larmes rouges lues, on comprend déjà que la force de l'anthologie est la délicieuse diversité des personnalités de style d'écriture
- Suzanne on line : je vais faire une redite, mais le mot à dire est encore délicieux ! Ceci étant en première lecture, évidemment. Mais même après, en fait, il faut avouer qu'il y a vraiment un dialogue, ah un dialogue ! Chapeau.
- Tsuyan : un conte qui enchaîne à la perfection. Hymne à des traditions et coutumes ouvrant l'esprit sur cet autre entendement du monde, tout autant que hymne à la puissance de l'Amour. Mon deuxième coup de coeur.
- L'Apocalypse selon Huxley : bon. Rien à dire sur l'écriture, le génie des allusions, etc., mais... Qu'est-ce que ça fait là dans l'anthologie ? Chaque histoire est dans l'ambiance, chaque histoire... sauf celle là. Toutes sont élevantes et nous ouvrent sur de nouvelles dimensions qu'elles nous dévoilent petit à petit, toutes... sauf celle là. D'autre part, il y a une beauté, une lumière, dans toutes ces compositions, alors que là c'est le mur. Pour quelqu'un de sensible -comme moi- c'est très dur, aussi, un vrai coup. Oui, cette histoire vaut la publication... mais ailleurs ! Surtout que ceux qui adoreront, ou qui ont adoré, ne devraient pas s'attendre à la lire dans ce cadre. Ce n'est donc pas du tout une remise en question de l'histoire, mais bien de sa place ! Je dis simplement que certaines vibrations n'ont pas à être mélangées, autrement on est surpris comme par un morceau de techno au milieu d'un récital de classique. Étant radical, moi je l'ai découpé au cutter pour avoir une anthologie que je pouvais ressentir
=> critique globale : à ce stade et à mon sens, je peux dire que l'harmonie et le "coulé" de l'anthologie vaut un 15/16
- Miroitements : ouf, on replonge dans l'anthologie ! J'avoue que j'ai eu peur, mais miroitements permet tout à fait de reprendre le fil de son exploration d'ouvertures. Une nouvelle dimension à découvrir par une nouvelle talentueuse auteure
- Jassîm Ibn Menollah : une entracte très appréciable ! Voilà, c'est le mot. Une touche de détente tout à fait à sa place.
- Cinq Fois : dans un cadre très sombre ressort superbement la beauté de ce récit. Troisième coup de coeur. En fait, non : ma préférée, tout simplement.
- l'Autre : toujours de qualité. La diversité mêlée à la qualité, voilà Ouvre-toi, en définitive.
- Logique d'ensemble : la plus belle critique de la guerre en Irak que j'aie jamais lue, d'autant qu'elle n'est pas du tout déplacée vu l'imaginaire invoqué.
- Le Temps de l'exil : eeh oui... Petite (voire grande) remise en question de notre mentalité présente. De plus, c'est une histoire sans dialogue, la seule, donc une note qui aurait manqué sinon. Et ce n'est pas évident à mener, une histoire sans dialogue, donc bravo.
- Dans le noir : on croirait qu'elle a été faite exprès pour finir l'ouvrage ! Avec celle là, la partition est parfaite. Pour ce qui est de l'histoire en elle même, elle est très agréable à lire, et il y a, comment dire ? Une simplicité mêlée de profondeur. Un dernier coup de coeur pour cette nouvelle.
=> et l'illustratrice Maeva Pierre au fait ! Idée et réalisation exceptionnelle, franchement j'espère la redécouvrir sur les autres couvertures des anthologies à venir...
Je vous le disais déjà : lorsque l'on aime, on écrit sans compter. Alors, puisque j'y suis parti, je vous présente un bis.
Poétiquement -ça ne fera pas de mal.
Cheval…
Ô compagnon de tant de millénaires, toi qui nous a accompagné depuis l'aube émergente de nos anciennes civilisations...
Est-il seulement possible de trouver un égal à ton aide si précieuse, au travers de tous ces âges, secondant tant l'humble paysan que le noble guerrier protégeant son royaume ?
Il y a neuf siècles, les Chevaliers, au sommet de leur grandeur, de leur noblesse et de leur générosité, ne vivaient que par toi.
Mais peut-on seulement retrouver le commencement de l'âge lointain par lequel les premiers cavaliers ont découvert en toi, merveille du monde animal, cet éclatant soutien de leurs vies ?
Tant d'hommes, de femmes et d'enfants t'ont admiré, aimé et loué, quand ce ne fut envié, qu'il serait présomptueux de vouloir donner une seule approximation de ce nombre. Pourquoi ? Vraisemblablement parce que tous ces êtres ont contemplé en toi ce qui a tant manqué à notre espèce : l'amitié pure, ignorant profits ou désirs pour un seul langage de coeur mêlés.
Se faire aimer de toi dépasse par moment la seule aspiration, atteignant le rêve dans sa dimension la plus sacrée. Un rêve accessible à tous, pourvu que tu sois compris et estimé à ta juste valeur -ou simplement respecté, tout simplement, car est-il seulement possible de t'estimer à ta juste valeur ?
Tu as transporté, promené, aidé et fait valoir les plus grands de ce monde, pourtant tu as aussi accepté avec la même magnificence les plus modestes des hommes, que ta prestance et ta beauté ont superbement ennoblis en ce moment de grâce. Tu es l'incarnation de l'abnégation et de la bienfaisance. Ta loyauté envers nos âmes est admirable; si en de rares occasions tu as pu mal te conduire, la cause toujours nous en fut incombée.
Ta force et ta vigueur nous dépassent au plus haut point, ainsi que ta douceur innée. Par le plus juste des retours, nous devrions toujours garder à l'esprit de te traiter avec cette même douceur, de te respecter pour tout ce que tu représentes; de faire tout notre possible pour te comprendre et saisir ce que tu nous communiques lorsque nous te soignons, que nous sommes avec toi ou que nous avons l'immense privilège d'être portés par un si noble et si bel animal.
N'oublions jamais ce devoir.
Ô Cheval, merci d'exister…
Poétiquement -ça ne fera pas de mal.
Cheval…
Ô compagnon de tant de millénaires, toi qui nous a accompagné depuis l'aube émergente de nos anciennes civilisations...
Est-il seulement possible de trouver un égal à ton aide si précieuse, au travers de tous ces âges, secondant tant l'humble paysan que le noble guerrier protégeant son royaume ?
Il y a neuf siècles, les Chevaliers, au sommet de leur grandeur, de leur noblesse et de leur générosité, ne vivaient que par toi.
Mais peut-on seulement retrouver le commencement de l'âge lointain par lequel les premiers cavaliers ont découvert en toi, merveille du monde animal, cet éclatant soutien de leurs vies ?
Tant d'hommes, de femmes et d'enfants t'ont admiré, aimé et loué, quand ce ne fut envié, qu'il serait présomptueux de vouloir donner une seule approximation de ce nombre. Pourquoi ? Vraisemblablement parce que tous ces êtres ont contemplé en toi ce qui a tant manqué à notre espèce : l'amitié pure, ignorant profits ou désirs pour un seul langage de coeur mêlés.
Se faire aimer de toi dépasse par moment la seule aspiration, atteignant le rêve dans sa dimension la plus sacrée. Un rêve accessible à tous, pourvu que tu sois compris et estimé à ta juste valeur -ou simplement respecté, tout simplement, car est-il seulement possible de t'estimer à ta juste valeur ?
Tu as transporté, promené, aidé et fait valoir les plus grands de ce monde, pourtant tu as aussi accepté avec la même magnificence les plus modestes des hommes, que ta prestance et ta beauté ont superbement ennoblis en ce moment de grâce. Tu es l'incarnation de l'abnégation et de la bienfaisance. Ta loyauté envers nos âmes est admirable; si en de rares occasions tu as pu mal te conduire, la cause toujours nous en fut incombée.
Ta force et ta vigueur nous dépassent au plus haut point, ainsi que ta douceur innée. Par le plus juste des retours, nous devrions toujours garder à l'esprit de te traiter avec cette même douceur, de te respecter pour tout ce que tu représentes; de faire tout notre possible pour te comprendre et saisir ce que tu nous communiques lorsque nous te soignons, que nous sommes avec toi ou que nous avons l'immense privilège d'être portés par un si noble et si bel animal.
N'oublions jamais ce devoir.
Ô Cheval, merci d'exister…
- Mood:
encore
Parfois, il peut arriver de ne plus trop savoir quoi écrire.
Toujours, nous pouvons heureusement compter sur ceux que nous aimons -il est si facile de parler d'eux. J'aime le Cheval. Alors, je vous parlerais de chevaux.
Par quoi commencer ? Commençons par faire le tour des expressions populaires qui hennissent bien... avec définition en fin de quelques une d'entre elles par votre serviteur
Un cheval ! Un cheval ! Mon royaume pour un cheval (1) !
- Alerte ! Les Hippophages (2) attaquent ! s’écria Chalev, à cheval entre panique et maintien de son sang-froid.
- Allons ! lui répondit vivement Velcha, tu sembles réellement être mal à cheval, mais ces hippophages te sont un tel cheval de bataille que te voilà maintenant à monter sur tes grands chevaux sans raison. Voyons, Chalev ! Des Hippophages, ça ne se trouve pas dans le pas d’un cheval (3) ! À trop être à cheval sur la crainte infondée d’en voir surgir de partout, tu saurais échanger ton cheval borgne contre un aveugle (4) !
- Tu es certes un bon cheval de trompette (5), mais toi, lui rétorqua-t‘il, tu es si distrait que tu saurais brider ton cheval par la queue ! Tu voudrais fermer l’écurie quand les chevaux sont dehors (6) ! L’heure est grave : je suis tiré à quatre chevaux. Seul un remède de cheval nous sortira de ce désastre.
- Ce Chalev est un cheval échappé (7), murmura Velcha. De toute façon tu sais bien qu’à l’heure présente nous n’avons ni cheval ni mule (8) !
- Que nenni : sortons donc la Défendatourékous à positrons phasiques (9), elle seule pourra nous sauver ! Et puis ce ne serait pas trop tôt de la faire travailler comme un cheval, ce cheval à l’écurie (10). Je suis sûr qu'il est un vrai cheval à la besogne.
- Sans doute, son seul ennui est de ne pas être une selle à tout cheval (11)…
(1) Exclamation de Richard III, Roi d’Angleterre, à la bataille de Bosworth où il fut battu et perdit la vie.
(2) Terme scientifique atténuant l'horreur de "carnivores humains adeptes du steak de cheval", comme lycanthrope pourrait atténuer celle de "loup-garou"
(3) Chose peu commune, difficile à trouver.
(4) Échanger le médiocre contre le pire.
(5) Personne que n’effraie ni les éclats de voix, ni les menaces.
(6) Prendre des précautions lorsqu’il n’en est plus temps
(7) Personne dont rien ne saurait modérer la fougue
(8) Être sans ressources
(9) Protectrice magique mythique détournant le coup de fourchette dans le gras du bras de l'hippophage et son steak de cheval sur sa chemise propre et repassée
(10) Une dépense continue
(11) un outil polyvalent
***
Je sais, les experts auront notés que j'en ai cité dix-sept quand il y en a vingt... Vous pouviez faire mieux peut être ? Je vous en défie, tiens. Les voilà toujours en tous cas :
- Il n’est si bon cheval qui ne bronche : le plus habile est sujet à se tromper
- Jamais bon cheval ne devient rosse : les qualités ne se perdent jamais complètement
- Il est aisé d’aller à pied quand on tient son cheval par la bride : il est plus facile de supporter quelques ennuis quand on a le remède sous la main
Toujours, nous pouvons heureusement compter sur ceux que nous aimons -il est si facile de parler d'eux. J'aime le Cheval. Alors, je vous parlerais de chevaux.
Par quoi commencer ? Commençons par faire le tour des expressions populaires qui hennissent bien... avec définition en fin de quelques une d'entre elles par votre serviteur
Un cheval ! Un cheval ! Mon royaume pour un cheval (1) !
- Alerte ! Les Hippophages (2) attaquent ! s’écria Chalev, à cheval entre panique et maintien de son sang-froid.
- Allons ! lui répondit vivement Velcha, tu sembles réellement être mal à cheval, mais ces hippophages te sont un tel cheval de bataille que te voilà maintenant à monter sur tes grands chevaux sans raison. Voyons, Chalev ! Des Hippophages, ça ne se trouve pas dans le pas d’un cheval (3) ! À trop être à cheval sur la crainte infondée d’en voir surgir de partout, tu saurais échanger ton cheval borgne contre un aveugle (4) !
- Tu es certes un bon cheval de trompette (5), mais toi, lui rétorqua-t‘il, tu es si distrait que tu saurais brider ton cheval par la queue ! Tu voudrais fermer l’écurie quand les chevaux sont dehors (6) ! L’heure est grave : je suis tiré à quatre chevaux. Seul un remède de cheval nous sortira de ce désastre.
- Ce Chalev est un cheval échappé (7), murmura Velcha. De toute façon tu sais bien qu’à l’heure présente nous n’avons ni cheval ni mule (8) !
- Que nenni : sortons donc la Défendatourékous à positrons phasiques (9), elle seule pourra nous sauver ! Et puis ce ne serait pas trop tôt de la faire travailler comme un cheval, ce cheval à l’écurie (10). Je suis sûr qu'il est un vrai cheval à la besogne.
- Sans doute, son seul ennui est de ne pas être une selle à tout cheval (11)…
(1) Exclamation de Richard III, Roi d’Angleterre, à la bataille de Bosworth où il fut battu et perdit la vie.
(2) Terme scientifique atténuant l'horreur de "carnivores humains adeptes du steak de cheval", comme lycanthrope pourrait atténuer celle de "loup-garou"
(3) Chose peu commune, difficile à trouver.
(4) Échanger le médiocre contre le pire.
(5) Personne que n’effraie ni les éclats de voix, ni les menaces.
(6) Prendre des précautions lorsqu’il n’en est plus temps
(7) Personne dont rien ne saurait modérer la fougue
(8) Être sans ressources
(9) Protectrice magique mythique détournant le coup de fourchette dans le gras du bras de l'hippophage et son steak de cheval sur sa chemise propre et repassée
(10) Une dépense continue
(11) un outil polyvalent
***
Je sais, les experts auront notés que j'en ai cité dix-sept quand il y en a vingt... Vous pouviez faire mieux peut être ? Je vous en défie, tiens. Les voilà toujours en tous cas :
- Il n’est si bon cheval qui ne bronche : le plus habile est sujet à se tromper
- Jamais bon cheval ne devient rosse : les qualités ne se perdent jamais complètement
- Il est aisé d’aller à pied quand on tient son cheval par la bride : il est plus facile de supporter quelques ennuis quand on a le remède sous la main
- Mood:
sur son cheval
Je sellais.
La sangle couina et, l'air accusateur, je demandais à Rhïn :
- Combien de repas depuis la dernière lune ?
De ses deux naseaux, deux discrètes volutes de fumée s'élancèrent vers le ciel, puis Rhïn, le regard flamboyant, ajouta d'une voix enflammée :
- Brûler les déchets nocifs découverts sous le terrain de la semaine dernière, cristalliser les gemmes du professeur de celle d'avant, et vitrifier le dernier mur circulaire en trois couches, sans compter les baptêmes de l'air pour les cinq classes d'enfants, tout cela me donne faim !
Aurais-tu moins de circonférence ventrale, toutes proportions gardées ? Serait-ce ma faute si tu n'as pris que huit mètres trente de tissu à sangler ? Il m'en fallait dix !
Je rigolais intérieurement. Rhïn avait parlé si fort que l'herbe était brunie à trois mètres à la ronde.
- J'en conviens. Allez, viens, volons un peu !
- Volons ? répéta Rhïn.
- ... Daigne me porter sur ton dos doré afin que tes puissantes ailes de Dragon m'élèvent en des cieux que je puis bien moins facilement atteindre que ta splendeur, ô noble cracheur de Feu.
- C'est mieux. Mais il faut dire : souffleur de feu. Tu as déjà fait la même erreur -pas plus tard qu'il n'y a pas longtemps.
Mon rire fusa, puis un second, grave, profond et flamboyant, me couvrant entièrement.
.
"je meurs !"
Je sursautais. Devais-je voler au secours de la veuve et de l'orphelin à dos de Dragon doré ? Vite, Rhïn, vite !
Je clignais des yeux.
"je meurs, que diantre !"
Eh bien, flûte, et c'est le moins que je puisse dire. Plus de Dragon et plus de promesse de course dans les cotonneux nuages qui me sourient là haut : je rêvais. Je suis chez moi, et bien que je puisse regarder partout avec espoir, aucun Dragon ne me fait signe par la fenêtre. Mais qui meurt chez moi ? Il fait frais, au fait, chez moi. Je ne suis pas frileux, mais quand même...
- Qui donc meurt ? ajoutais-je d'une voix timide, regrettant la phrase à l'instant pour le ridicule qu'elle devait me donner.
Nulle réponse -si ce n'était un pâle sifflement d'agonie. "Moi !!!" sembla-il me répondre.
Je soupirais. Il était moins une... J'avais ramené quinze kilos de bûches, puisqu'il n'y en avait plus, mais j'avais surtout oublié d'en mettre dans le poêle. Je me pressais vivement, espérant ne pas devoir rallumer tout l'engin refroidi. Par chance, je fus sauvé par la dernière braise...
La sangle couina et, l'air accusateur, je demandais à Rhïn :
- Combien de repas depuis la dernière lune ?
De ses deux naseaux, deux discrètes volutes de fumée s'élancèrent vers le ciel, puis Rhïn, le regard flamboyant, ajouta d'une voix enflammée :
- Brûler les déchets nocifs découverts sous le terrain de la semaine dernière, cristalliser les gemmes du professeur de celle d'avant, et vitrifier le dernier mur circulaire en trois couches, sans compter les baptêmes de l'air pour les cinq classes d'enfants, tout cela me donne faim !
Aurais-tu moins de circonférence ventrale, toutes proportions gardées ? Serait-ce ma faute si tu n'as pris que huit mètres trente de tissu à sangler ? Il m'en fallait dix !
Je rigolais intérieurement. Rhïn avait parlé si fort que l'herbe était brunie à trois mètres à la ronde.
- J'en conviens. Allez, viens, volons un peu !
- Volons ? répéta Rhïn.
- ... Daigne me porter sur ton dos doré afin que tes puissantes ailes de Dragon m'élèvent en des cieux que je puis bien moins facilement atteindre que ta splendeur, ô noble cracheur de Feu.
- C'est mieux. Mais il faut dire : souffleur de feu. Tu as déjà fait la même erreur -pas plus tard qu'il n'y a pas longtemps.
Mon rire fusa, puis un second, grave, profond et flamboyant, me couvrant entièrement.
.
"je meurs !"
Je sursautais. Devais-je voler au secours de la veuve et de l'orphelin à dos de Dragon doré ? Vite, Rhïn, vite !
Je clignais des yeux.
"je meurs, que diantre !"
Eh bien, flûte, et c'est le moins que je puisse dire. Plus de Dragon et plus de promesse de course dans les cotonneux nuages qui me sourient là haut : je rêvais. Je suis chez moi, et bien que je puisse regarder partout avec espoir, aucun Dragon ne me fait signe par la fenêtre. Mais qui meurt chez moi ? Il fait frais, au fait, chez moi. Je ne suis pas frileux, mais quand même...
- Qui donc meurt ? ajoutais-je d'une voix timide, regrettant la phrase à l'instant pour le ridicule qu'elle devait me donner.
Nulle réponse -si ce n'était un pâle sifflement d'agonie. "Moi !!!" sembla-il me répondre.
Je soupirais. Il était moins une... J'avais ramené quinze kilos de bûches, puisqu'il n'y en avait plus, mais j'avais surtout oublié d'en mettre dans le poêle. Je me pressais vivement, espérant ne pas devoir rallumer tout l'engin refroidi. Par chance, je fus sauvé par la dernière braise...
La chaleur revint bientôt, chassant l'hiver de sous mon toit. De quoi rêvais-je, déjà ?
- Mood:
dans la lunheu
Je t'aime ! Cri d'un coeur enflammé qui chantonne autant qu'il bat, étreinte passionnée qui réchauffe et qui soulève, prodigieuse ouverture de nos ailes oubliées !
Ah. Pourquoi ?
S'il est un mot capable de tout aplatir, sans doute devrions-nous le présenter ainsi. Pire qu'un "oui mais faut bosser", pire encore qu'un "moi non plus" ou un "tant mieux pour toi".
Ivresse raisonneuse et intellectualisée de prospectives électroniques et de logistique déshumanisante.
Rien de plus.
S'il est un pourquoi légitime, c'est bien celui interrogeant la stupidité de qui veut rationaliser un coeur à un muscle autonome parent immédiat du biceps et de l'extenseur de phalange.
Je suis, et j'ai un coeur. Un coeur qui pense. Les Anciens croyaient que la pensée toute entière s'y trouvait résumée. D'où croyez-vous que vient l'expression "apprendre par coeur" ? C'est très sensé, par ailleurs : un coeur se brise, s'effraie, s'amadoue, se cajole... une cervelle -rien du tout. Mais diantre! par quel prodige la science médicale peut-elle prouver que les Anciens avaient torts, et que nous pensons par tête !? C'est quand même fort ! Des millénaires de civilisation pour établir que le coeur est le vivant siège de la pensée humaine, et une génération de doctes savants pour nous imposer nos cervelles comme un plat et insipide nous même ! Nos âmes ? La résultante mathématique d'un hasard de connexion synaptique. Soit : une chimère aléatoirement liée à un nombre prédéfini de neurones en bavardage !
Moi, on ne m'aura pas. Certes non. Ils peuvent toujours rêver. Je t'aime ! Et je vous le dis : pensez avec vos coeurs.
Ah. Pourquoi ?
S'il est un mot capable de tout aplatir, sans doute devrions-nous le présenter ainsi. Pire qu'un "oui mais faut bosser", pire encore qu'un "moi non plus" ou un "tant mieux pour toi".
Ivresse raisonneuse et intellectualisée de prospectives électroniques et de logistique déshumanisante.
Rien de plus.
S'il est un pourquoi légitime, c'est bien celui interrogeant la stupidité de qui veut rationaliser un coeur à un muscle autonome parent immédiat du biceps et de l'extenseur de phalange.
Je suis, et j'ai un coeur. Un coeur qui pense. Les Anciens croyaient que la pensée toute entière s'y trouvait résumée. D'où croyez-vous que vient l'expression "apprendre par coeur" ? C'est très sensé, par ailleurs : un coeur se brise, s'effraie, s'amadoue, se cajole... une cervelle -rien du tout. Mais diantre! par quel prodige la science médicale peut-elle prouver que les Anciens avaient torts, et que nous pensons par tête !? C'est quand même fort ! Des millénaires de civilisation pour établir que le coeur est le vivant siège de la pensée humaine, et une génération de doctes savants pour nous imposer nos cervelles comme un plat et insipide nous même ! Nos âmes ? La résultante mathématique d'un hasard de connexion synaptique. Soit : une chimère aléatoirement liée à un nombre prédéfini de neurones en bavardage !
Moi, on ne m'aura pas. Certes non. Ils peuvent toujours rêver. Je t'aime ! Et je vous le dis : pensez avec vos coeurs.
- Mood:
aimant
(...)
Pourtant, le Secret, d'autres l'ont touché : les Grecs l'avaient peut être, les Égyptiens aussi et certainement les Rishi des temps védiques. Mais il en est des secrets comme des fleurs sur le bel arbre, ils ont leur saison, leur obscure poussée, leur éclosion soudaine. Pour toute chose, il est un "moment", même pour la conjonction des astres sur nos têtes et le passage du cormoran sur le rocher blanchi d'écume, peut être même pour cette écume un instant jaillie au rythme de la vague, et tout se meut selon un rite unique. Et de même pour l'homme. Un secret, c'est-à-dire une connaissance, c'est-à-dire un pouvoir, a son temps organique, et une petite cellule isolée, plus évoluée que d'autres, ne peut pas incarner le pouvoir de sa connaissance, c'est-à-dire changer le monde, accélérer la floraison du grand arbre, à moins que tout le reste du terrain évolutif ne soit prêt.
Et le temps est venu.
Certains pourront avoir reconnu le style de cet auteur; ceux qui ne l'auraient jamais lu apprendront donc enfin qu'il s'agit de Satprem (dans l'introduction de son livre "la Genèse du Surhomme")
Je ne pourrais être plus en accord avec lui -et textuellement. Non, le temps ne pourrait pas être venu : le temps est enfin venu. Quoi que, en cette dimension, nous ne puissions plus évoquer clairement les "enfin", "déjà" ou "c'est pas trop tôt". Car l'évolution de l'Univers répond à un dessein certain et inébranlable.
Comme le disait déjà Marc Aurèle, l'empereur romain, d'ailleurs. Résumant à la situation personnelle, il affirmait que "quelque chose qui t'arrive, cela avait été préparé pour toi de toute éternité, et l'enchaînement des causes avait tissé, dans la même trame, ton existence et la coïncidence de cet événement".
Mais laissons là la philosophie ou le stoïcisme pour aujourd'hui.
D'autant que je vous vois venir.
Je vous vois être d'accord, ou ne pas être d'accord. Pas de ça avec moi. Ou lisez ailleurs ! J'écris selon ce que je crois que l'écriture est. Le moyen de donner des points de vue, des idées, des confirmations d'expériences -voire un coup de fouet. Certainement pas pour que vous soyez d'accord avec moi : où est le progrès ? Le but est de découvrir soi même, pas de croire les autres pour le plaisir de ne pas faire d'effort. Il n'est qu'une seule personne avec laquelle vous devez être d'accord, et c'est... vous même.
Pourtant, le Secret, d'autres l'ont touché : les Grecs l'avaient peut être, les Égyptiens aussi et certainement les Rishi des temps védiques. Mais il en est des secrets comme des fleurs sur le bel arbre, ils ont leur saison, leur obscure poussée, leur éclosion soudaine. Pour toute chose, il est un "moment", même pour la conjonction des astres sur nos têtes et le passage du cormoran sur le rocher blanchi d'écume, peut être même pour cette écume un instant jaillie au rythme de la vague, et tout se meut selon un rite unique. Et de même pour l'homme. Un secret, c'est-à-dire une connaissance, c'est-à-dire un pouvoir, a son temps organique, et une petite cellule isolée, plus évoluée que d'autres, ne peut pas incarner le pouvoir de sa connaissance, c'est-à-dire changer le monde, accélérer la floraison du grand arbre, à moins que tout le reste du terrain évolutif ne soit prêt.
Et le temps est venu.
Certains pourront avoir reconnu le style de cet auteur; ceux qui ne l'auraient jamais lu apprendront donc enfin qu'il s'agit de Satprem (dans l'introduction de son livre "la Genèse du Surhomme")
Je ne pourrais être plus en accord avec lui -et textuellement. Non, le temps ne pourrait pas être venu : le temps est enfin venu. Quoi que, en cette dimension, nous ne puissions plus évoquer clairement les "enfin", "déjà" ou "c'est pas trop tôt". Car l'évolution de l'Univers répond à un dessein certain et inébranlable.
Comme le disait déjà Marc Aurèle, l'empereur romain, d'ailleurs. Résumant à la situation personnelle, il affirmait que "quelque chose qui t'arrive, cela avait été préparé pour toi de toute éternité, et l'enchaînement des causes avait tissé, dans la même trame, ton existence et la coïncidence de cet événement".
Mais laissons là la philosophie ou le stoïcisme pour aujourd'hui.
D'autant que je vous vois venir.
Je vous vois être d'accord, ou ne pas être d'accord. Pas de ça avec moi. Ou lisez ailleurs ! J'écris selon ce que je crois que l'écriture est. Le moyen de donner des points de vue, des idées, des confirmations d'expériences -voire un coup de fouet. Certainement pas pour que vous soyez d'accord avec moi : où est le progrès ? Le but est de découvrir soi même, pas de croire les autres pour le plaisir de ne pas faire d'effort. Il n'est qu'une seule personne avec laquelle vous devez être d'accord, et c'est... vous même.
- Mood:
rêveur
(...)
Or, cette unique Chose est aussi l'unique Pouvoir, parce que ce qui brille en un point, brille aussi dans tous les autres points : ceci étant saisi, tout le reste est saisi, il n'y a qu'un Pouvoir au monde et pas deux. Même un enfant saisit cela très bien : il est roi, il est invulnérable. Mais l'enfant grandit, il oublie. Et les hommes ont grandi, les nations, les civilisations, chacune cherchant à sa façon le Grand Secret, le simple secret - par les armes, les conquêtes, par la méditation, la magie, par la beauté, la religion ou la science. Et à vrai dire, nous ne savons pas très bien qui est le plus avancé, de l'ouvrier de l'Acropole, du mage de Thèbes ou de l'astronaute de Cap Kennedy, ni même du moine de Cîteaux, parce que les uns ont rejeté la vie pour la comprendre, les autres l'ont prise sans la comprendre, d'autres ont laissé une trace de beauté, et d'autres une traînée blanche dans un ciel pareil - nous sommes les derniers sur la liste, c'est tout. Et notre magie, nous ne la tenons pas encore. Le point, le tout petit point puissant, est toujours là sur la plage du grand monde, il brille pour qui veut, tel qu'il était quand nous n'étions pas encore hommes sous les étoiles.
(...)
Que savons-nous de plus ? Est-ce un progrès, vraiment, d'avoir troqué lors de nos soirs le spectacle réjouissant du crépuscule doré pour un tube cathodique sans âme et sans poème ? Est-ce un progrès d'avoir multiplié par soixante-dix le nombre des techniques et savoirs militaires, quand les façons d'aimer furent divisées par plusieurs au profit d'un amour-profit ou d'un amour-objet, ombre lugubre de la merveille qu'il devait être ?
Nous savons moins mais pensons représenter plus; voilà le fait de notre siècle. Nous rejoignons génétiquement deux espèces de façon identique : le chimpanzé et le bonobo. Le premier est un crieur qui centre son système sur le combat à mains nues (à défaut d'autre chose). Le deuxième, qui crie déjà incomparablement moins, résout la totalité de ses dissensions internes en faisant l'amour. Non pas que cette dernière possibilité soit à concrétiser : le but de nos existences ne peut signifier qu'une seule chose, à savoir, la possibilité de nous élever bien plus haut que l'animal. Or, nous avons non seulement repris le premier de ces systèmes, mais en l'empirant... encore que ce terme soit un prudent euphémisme.
Eh bien ? Jugeons que, si nous sommes là, c'est que notre présence à un sens. Le sommet que nous étions destinés à toucher était un autre sommet. En d'autres termes, il nous fallait redescendre avant de pouvoir espérer le gravir
Voyez l'état du monde aujourd'hui, et vous jugerez que nous sommes arrivés en bas. Ce qui est un formidable espoir, n'est-ce pas ? Et qui sait ? Peut être même avons-nous déjà commencé l'ascension que nous attendions tant...
Or, cette unique Chose est aussi l'unique Pouvoir, parce que ce qui brille en un point, brille aussi dans tous les autres points : ceci étant saisi, tout le reste est saisi, il n'y a qu'un Pouvoir au monde et pas deux. Même un enfant saisit cela très bien : il est roi, il est invulnérable. Mais l'enfant grandit, il oublie. Et les hommes ont grandi, les nations, les civilisations, chacune cherchant à sa façon le Grand Secret, le simple secret - par les armes, les conquêtes, par la méditation, la magie, par la beauté, la religion ou la science. Et à vrai dire, nous ne savons pas très bien qui est le plus avancé, de l'ouvrier de l'Acropole, du mage de Thèbes ou de l'astronaute de Cap Kennedy, ni même du moine de Cîteaux, parce que les uns ont rejeté la vie pour la comprendre, les autres l'ont prise sans la comprendre, d'autres ont laissé une trace de beauté, et d'autres une traînée blanche dans un ciel pareil - nous sommes les derniers sur la liste, c'est tout. Et notre magie, nous ne la tenons pas encore. Le point, le tout petit point puissant, est toujours là sur la plage du grand monde, il brille pour qui veut, tel qu'il était quand nous n'étions pas encore hommes sous les étoiles.
(...)
Que savons-nous de plus ? Est-ce un progrès, vraiment, d'avoir troqué lors de nos soirs le spectacle réjouissant du crépuscule doré pour un tube cathodique sans âme et sans poème ? Est-ce un progrès d'avoir multiplié par soixante-dix le nombre des techniques et savoirs militaires, quand les façons d'aimer furent divisées par plusieurs au profit d'un amour-profit ou d'un amour-objet, ombre lugubre de la merveille qu'il devait être ?
Nous savons moins mais pensons représenter plus; voilà le fait de notre siècle. Nous rejoignons génétiquement deux espèces de façon identique : le chimpanzé et le bonobo. Le premier est un crieur qui centre son système sur le combat à mains nues (à défaut d'autre chose). Le deuxième, qui crie déjà incomparablement moins, résout la totalité de ses dissensions internes en faisant l'amour. Non pas que cette dernière possibilité soit à concrétiser : le but de nos existences ne peut signifier qu'une seule chose, à savoir, la possibilité de nous élever bien plus haut que l'animal. Or, nous avons non seulement repris le premier de ces systèmes, mais en l'empirant... encore que ce terme soit un prudent euphémisme.
Eh bien ? Jugeons que, si nous sommes là, c'est que notre présence à un sens. Le sommet que nous étions destinés à toucher était un autre sommet. En d'autres termes, il nous fallait redescendre avant de pouvoir espérer le gravir
Voyez l'état du monde aujourd'hui, et vous jugerez que nous sommes arrivés en bas. Ce qui est un formidable espoir, n'est-ce pas ? Et qui sait ? Peut être même avons-nous déjà commencé l'ascension que nous attendions tant...
- Mood:
rêveur
Ainsi commençait dans un de ses livres un auteur très cher à mon coeur.
Les secrets sont simples, évidemment. C'est bien pour cela que nous ne les trouvons pas... Un Secret compliqué a été rendu compliqué.
Il en va des quêtes comme de leur Aspiration. Qui aspire peu est déçu par le résultat de ses efforts. Qui aspire beaucoup se réjouit de ce qu'il découvre. Celui qui aspire sans limites, pour sa part, s'envole et s'émerveille...
Nous cherchons si souvent au loin ce que nous possédions en vérité au simple fond de nos coeurs. Nous ouvrons nos ailes, emplis du désir de répondre à l'appel des cieux, là haut, de toucher ce Soleil si radieux, et ces voûtes infinies si grandioses, et ces ciels constellés si purs. Pourtant, à trop vouloir chercher l'étoile, nous oublions que nous en sommes une. En chaque coeur humain s'étire un Infini constellé de Soleils... Un coeur humain est le plus parfait trésor qui puisse répondre à cette aspiration qui est la nôtre.
Nous... Qui est ce "nous" ? Si nous le savions vraiment... Mais moi, même mes mots me lâchent, me laissant démuni. Nous ne sommes pas l'Homme : ce serait collaborer avec tout ce qui sous-entendit la relégation de notre partie féminine à un rôle soumis et subalterne. Nous ne sommes pas l'Être Humain; que non. Un grand chemin nous reste à parcourir avant de le devenir. Nous sommes... mais après tout, n'est-ce pas une simple et logique conséquence ? Oui... Nous sommes à la recherche de notre identité; lorsque que nous l'aurons trouvé nous connaîtrons alors notre nom véritable...
Les Secrets sont simples.
Parce que la Vérité est simple, c'est la plus simple chose au monde, c'est pourquoi nous ne la voyons pas. Il n'y a qu'une Chose au monde, et pas deux, comme les physiciens, les mathématiciens ont commencé de le percevoir, et comme l'enfant qui sourit à la vague le sait bien, sur une grande plage où la même écume semble rouler du fond des temps, et rejoindre un grand rythme qui monte d'une vieille mémoire, qui fond les jours et les peines dans une unique histoire, si vieille qu'elle est comme une présence inaltérable, si vaste qu'elle accroche même son immensité à l'aile d'une mouette. Et tout est contenu dans une seconde, la totalité des âges et des âmes, dans un simple point qui brille un instant sur la folle écume. Mais ce point là, nous l'avons perdu, et ce sourire, et cette seconde qui chante. Alors, nous avons voulu reconstruire cette Unité par une somme : 1+1+1... Comme nos ordinateurs, comme si la collection de tous les savoirs possibles sur tous les points possibles finirait par nous rendre la note juste, l'unique note qui fait chanter, mouvoir les mondes, et le coeur d'un enfant oublié. Cette simplicité, nous avons voulu la manufacturer pour toutes les bourses, et plus nos boutons savants se multipliaient, simplifiaient la vie, plus l'oiseau s'envolait, et le sourire, même la belle écume est polluée par nos calculs. Nous ne savons même pas très bien si nos corps nous appartiennent - elle a tout mangé, la belle Machine.
(...)
- Mood:
rêveur
Où en étions-nous ? Ah oui ! Saint Temple, familièrement et affectueusement appelé du candide surnom de "super". J'vais faire les courses au super ! Pour peu, on croirait résumer qu'il est super; sans doute pourtant n'en a-t'il que le nom. De la nourriture momifiée, pasteurisée, odorisée, ozonisée, et bien entendu, conservatorisée. Les mixtures idéales pour maintenir dans la molesse et le vieillissement le troupeau des gens à tondre -afin qu'ils ne se révoltent pas sous la tonsure, ou alors juste ce qu'il faut. Carnée, surtout, hein, n'oubliez pas la viande, surtout. Ne vous inquiétez pas d'où elle vient, nos abattoirs sont garantis CE ! Si les animaux parlaient français ils vous diraient comment l'ambiance y est agréable, nous le promettons sur nos cahier des charges -homologués !
Petite parenthèse, avez-vous déjà vu des vidéos d'abattoir ? ça prend à la gorge sur une mâchoire tombante et un regard pétrifié. Si vous regardez moins de deux minutes, vous vous rendez compte que vous êtes en train de pleurer, si vous regardez plus, vous faites des cauchemars pendant trois mois. Et si vous essayez de le décrire par mots, personne ne vous croit.
Le pire, c'est que si le corps humain est omnivore, ce n'est que pour aller dans le sens des intérêts de certains. Pratiquement, le corps humain est fait tout à fait différemment. Il n'était pas même venu à l'esprit de nos ancêtres de manger même un petit peu carné. Jusqu'à ce que la dernière glaciation survienne : c'était suppléer à l'alimentation végétale par la viande ou mourir de faim. D'accord. Sauf que ça fait quelques dizaines de milliers d'années qua ladite glaciation est terminée. Mensonge, la viande a fabriqué des empires, voyez les Romains et leurs orgies ! On ne voit que ce que l'on veut bien voir. La République Romaine et les pionniers qui la formèrent et la bâtirent par la force et le génie étaient... végétariens. Des inspecteurs surveillaient d'ailleurs les régimes, comme aujourd'hui les nôtres surveillent nos impôts. L'Empire romain qui prit la suite ne l'était certes plus du tout, mais leurs orgies mythiques furent -comme par hasard- suivies de décadence et de chute. Tiens donc...
Certains se glorifient de leur voiture neuve, de leur appartement avec interphone-webcam et de leur travail rémunérateur. Rémunérateur dans le sens de son salaire, évidemment. Tout le reste est optionnel. Ce n'est pas grave si je brûle mon corps ou mon moral à petit feu. Pas grave du tout : j'ai ma voiture neuve, mon appartement avec interphone-webcam, et le travail qui me paye tout ça. Et même plus : je peux me payer quinze jours de soleil par an. Dans des Hôtels entourés de grands, de très grand murs. Comme ça, on ne voit pas les gens derrière, qui mangent du riz six jours par semaine et possèdent deux habits qui supporteraient à peine la comparaison avec la serpillière de la cuisine, oubliée dans son coin depuis que j'ai découvert d'épatants tampons antistatiques. Jetables. Mais je pense développement durable, eh ! Le manche est réutilisable au moins huit fois. Promis juré.
Certains se glorifient de tout cela...
Quand un écrivain comme Desmond Morris écrit ceci :
Les pressions de la vie moderne deviennent accablantes, et le citadin harassé qualifie souvent ce monde grouillant où il vit de jungle de béton. Expression pittoresque qui veut décrire le mode de vie dans un centre urbain à forte densité de population, mais qui n'en est pas moins inexacte, comme pourrait le confirmer quiconque a étudié une vraie jungle.
Dans des conditions normales et dans leur habitat naturel, les animaux sauvages ne se mutilent pas, n'attaquent pas leur progéniture, ne se masturbent pas, n'ont pas d'ulcère à l'estomac, ne deviennent pas fétichistes, ne souffrent pas d'obésité, ne forment pas de couples homosexuels et ne commettent pas de meurtres. Chez les humains citadins, inutile de dire que tout cela se produit. Cela traduirait-il alors une différence fondamentale entre l'espèce humaine et les animaux ? Au premier abord, il le semblerait; mais ce n'est là qu'une illusion trompeuse. D'autres animaux ont en effet ces comportements dans certaines circonstances, et plus précisément lorsqu'ils sont soumis aux conditions anormales qu'impose la captivité. L'animal de zoo, en cage, présente toutes ces anomalies que nous connaissons si bien pour les avoir observées sur nos congénères humains. Il est dès lors évident que la ville n'est pas une jungle de béton, mais... un zoo humain.
Dans des conditions normales et dans leur habitat naturel, les animaux sauvages ne se mutilent pas, n'attaquent pas leur progéniture, ne se masturbent pas, n'ont pas d'ulcère à l'estomac, ne deviennent pas fétichistes, ne souffrent pas d'obésité, ne forment pas de couples homosexuels et ne commettent pas de meurtres. Chez les humains citadins, inutile de dire que tout cela se produit. Cela traduirait-il alors une différence fondamentale entre l'espèce humaine et les animaux ? Au premier abord, il le semblerait; mais ce n'est là qu'une illusion trompeuse. D'autres animaux ont en effet ces comportements dans certaines circonstances, et plus précisément lorsqu'ils sont soumis aux conditions anormales qu'impose la captivité. L'animal de zoo, en cage, présente toutes ces anomalies que nous connaissons si bien pour les avoir observées sur nos congénères humains. Il est dès lors évident que la ville n'est pas une jungle de béton, mais... un zoo humain.
- Mood:
pas moins
Le prodige de la Société ! Quel progrès, depuis Cro-Magnon ! Quand nos Ancêtres, l'appétit aidant, cueillaient joyeusement des fruits et autres dons de la Nature avec gratitude, nous, nous déambulons l'air morne et l'oeil fuyant sous le regard blafard de Saint Néon veillant sur la sainte lisibilité des saints codes-barres de Saint Temple de la Consommation.
Un bel ensemble.
Saint Néon, brandissant l'étendard de l'économie d'énergie au prix d'une luminosité nocive et épuisante. Économie de quelle énergie ? Certainement pas la nôtre ! Arrivez-vous seulement à la sentir encore lorsque vous vous débarrassez enfin du néonisme avec succès ? Il fait partie du gang des Écrans et Télévisions Cathodiques -on y est miné et mou, l'oeil rougi et papillonant, de façon largement aussi satisfaisante. Même plus. Pensez ! Au lieu de recevoir un néon sur la tête, on place nos jolis visages bien en face de splendides canons à électrons, afin de recevoir au maximum leurs rayonnements si modernes.
Nan, moi j'ai un écran plat.
Économie d'énergie, disions-nous ? Ah ! Revenons-y donc... Dans la logique moderne, il s'agit en réalité de faire durer plus longtemps les pillages organisés. Agissez avec pragmatisme, chères Ménagères, achetez nos néons ! Seulement, si c'est pour faire durer encore plus longtemps les trusts pétrochimiques ou nucléaires, moi, eh bien, moi je dis : non merci. Voyons les choses en face. Le développement durable est un attrape-nigaud. Le développement durable, c'est l'agriculture intensive dite raisonnée : au lieu de désertifier une prospère terre arable en vingt ans, elle la désertifie en trente. Quant à l'agriculture biologique, qui enrichit la terre au lieu de l'appauvrir, vade retro satanas ! Une conspiration sectaire, à coup sûr. Pensez ! Mais avec elle, c'est la ruine des trusts semenciers, apprenti-génético-sorciers et autres grands pesticidistes ! Ceux là même qui pèsent de X,xx % dans la balance commerciale capitalistique de la bourse du Marché ! Et puis, eh, oh ? Les actionnaires, ils vont vivre comment, sinon ? Vous savez combien ça coûte, l'entretien d'un héliport, d'une voiture qui est assortie avec son chauffeur et d'une maison avec thalasso ? Non ? Alors, vous arrêtez de réfléchir, vous achetez des écrans cathodiques à installer sous vos néons, et vous n'en parlez plus.
Un bel ensemble.
Saint Néon, brandissant l'étendard de l'économie d'énergie au prix d'une luminosité nocive et épuisante. Économie de quelle énergie ? Certainement pas la nôtre ! Arrivez-vous seulement à la sentir encore lorsque vous vous débarrassez enfin du néonisme avec succès ? Il fait partie du gang des Écrans et Télévisions Cathodiques -on y est miné et mou, l'oeil rougi et papillonant, de façon largement aussi satisfaisante. Même plus. Pensez ! Au lieu de recevoir un néon sur la tête, on place nos jolis visages bien en face de splendides canons à électrons, afin de recevoir au maximum leurs rayonnements si modernes.
Nan, moi j'ai un écran plat.
Économie d'énergie, disions-nous ? Ah ! Revenons-y donc... Dans la logique moderne, il s'agit en réalité de faire durer plus longtemps les pillages organisés. Agissez avec pragmatisme, chères Ménagères, achetez nos néons ! Seulement, si c'est pour faire durer encore plus longtemps les trusts pétrochimiques ou nucléaires, moi, eh bien, moi je dis : non merci. Voyons les choses en face. Le développement durable est un attrape-nigaud. Le développement durable, c'est l'agriculture intensive dite raisonnée : au lieu de désertifier une prospère terre arable en vingt ans, elle la désertifie en trente. Quant à l'agriculture biologique, qui enrichit la terre au lieu de l'appauvrir, vade retro satanas ! Une conspiration sectaire, à coup sûr. Pensez ! Mais avec elle, c'est la ruine des trusts semenciers, apprenti-génético-sorciers et autres grands pesticidistes ! Ceux là même qui pèsent de X,xx % dans la balance commerciale capitalistique de la bourse du Marché ! Et puis, eh, oh ? Les actionnaires, ils vont vivre comment, sinon ? Vous savez combien ça coûte, l'entretien d'un héliport, d'une voiture qui est assortie avec son chauffeur et d'une maison avec thalasso ? Non ? Alors, vous arrêtez de réfléchir, vous achetez des écrans cathodiques à installer sous vos néons, et vous n'en parlez plus.
- Mood:
combatif
Eh bien ! S'il doit se faire, l'avenir humain ? Par l'unité seulement, et le respect, et l'harmonie -et la sagesse !- pour élever l'humanité vers ce qu'elle représente vraiment... ou devra être véritablement.
- Mood:
pensif
