Bon... Et à défaut d'écriture par soi même, on peut s'amuser à critiquer celle des autres.
Je vous conseille tout à fait l'anthologie Ouvre-toi des éditions Griffes d'Encre !
Et voilà ce que j'en pense :
- Réhabilitation : une belle entrée en matière... De tous les compliments qui pourraient s'attribuer on remarquerait surtout celui de la justesse : c'est une façon admirable de critiquer une certaine manière de penser l'enfance. Une remarque cependant : on regrette une écriture un peu trop neutre, sans véritable style, j'entends par là que cette nouvelle aurait grandement profité d'une petite relecture avec, par exemple, un auteur de l'anthologie beaucoup plus familier de son élément littéraire. Pas sur le fond, certainement pas, mais sur la forme, et pas pour le perfectionner, mais pour lui donner une véritable vie. Si je dis tout ça, hein, c'est parce que j'ai aimé et que j'aurais voulu pouvoir plonger davantage dedans.
- Le Goût du miel : je n'ai pas grand chose à dire dessus, il est abouti de tous les cotés et parfaitement dans la ligne de l'anthologie. De quoi donner envie de lire les ouvrages de Nathalie Dau -en tous cas, ce genre d'histoires, on ne peut pas s'en lasser.
- Ah, la porte ! : bon, je suppose que son excellence est proportionnel à la connaissance de l'évolution technologique du lecteur, mais pour ma part je l'ai trouvé merveilleux ! De toute façon c'est ça : au pire on apprécie, au mieux on y dévore la moindre phrase et on rigole jusqu'à la fin -voire on relit certains passages.
- Les Graines perdues : là, j'ai non seulement apprécié, mais j'ai surtout été touché. Un texte qui prend au coeur d'autant plus qu'il est très vrai. Bien sûr, une fois qu'on connaît le dénouement, la relecture n'est plus pareil, mais en première lecture c'est un coup de coeur.
- La Petite Fille au coeur de marbre : j'ai beaucoup de mal à donner ma critique, c'est directement issu du fait que je ne sais pas vraiment moi même comment j'ai apprécié cette histoire. Je crois que c'est parce qu'il faut un certain vécu pour la comprendre sous toutes ces facettes, et qu'autrement on a l'impression un peu désagréable d'être lâché. Ceci étant, rien à dire, c'est une belle histoire qui a parfaitement sa place.
- Les Larmes rouges : insister sur la transition entre esclavage par l'autre et esclavage par soi ? J'étais frustré de n'avoir pas tout saisi en finissant de lire, j'ai heureusement réalisé après coup. Maintenant que je le sais, je peux dire que ce récit est admirable, sans compter qu'il se lit tout seul.
=> critique globale : une fois les Larmes rouges lues, on comprend déjà que la force de l'anthologie est la délicieuse diversité des personnalités de style d'écriture
- Suzanne on line : je vais faire une redite, mais le mot à dire est encore délicieux ! Ceci étant en première lecture, évidemment. Mais même après, en fait, il faut avouer qu'il y a vraiment un dialogue, ah un dialogue ! Chapeau.
- Tsuyan : un conte qui enchaîne à la perfection. Hymne à des traditions et coutumes ouvrant l'esprit sur cet autre entendement du monde, tout autant que hymne à la puissance de l'Amour. Mon deuxième coup de coeur.
- L'Apocalypse selon Huxley : bon. Rien à dire sur l'écriture, le génie des allusions, etc., mais... Qu'est-ce que ça fait là dans l'anthologie ? Chaque histoire est dans l'ambiance, chaque histoire... sauf celle là. Toutes sont élevantes et nous ouvrent sur de nouvelles dimensions qu'elles nous dévoilent petit à petit, toutes... sauf celle là. D'autre part, il y a une beauté, une lumière, dans toutes ces compositions, alors que là c'est le mur. Pour quelqu'un de sensible -comme moi- c'est très dur, aussi, un vrai coup. Oui, cette histoire vaut la publication... mais ailleurs ! Surtout que ceux qui adoreront, ou qui ont adoré, ne devraient pas s'attendre à la lire dans ce cadre. Ce n'est donc pas du tout une remise en question de l'histoire, mais bien de sa place ! Je dis simplement que certaines vibrations n'ont pas à être mélangées, autrement on est surpris comme par un morceau de techno au milieu d'un récital de classique. Étant radical, moi je l'ai découpé au cutter pour avoir une anthologie que je pouvais ressentir
=> critique globale : à ce stade et à mon sens, je peux dire que l'harmonie et le "coulé" de l'anthologie vaut un 15/16
- Miroitements : ouf, on replonge dans l'anthologie ! J'avoue que j'ai eu peur, mais miroitements permet tout à fait de reprendre le fil de son exploration d'ouvertures. Une nouvelle dimension à découvrir par une nouvelle talentueuse auteure
- Jassîm Ibn Menollah : une entracte très appréciable ! Voilà, c'est le mot. Une touche de détente tout à fait à sa place.
- Cinq Fois : dans un cadre très sombre ressort superbement la beauté de ce récit. Troisième coup de coeur. En fait, non : ma préférée, tout simplement.
- l'Autre : toujours de qualité. La diversité mêlée à la qualité, voilà Ouvre-toi, en définitive.
- Logique d'ensemble : la plus belle critique de la guerre en Irak que j'aie jamais lue, d'autant qu'elle n'est pas du tout déplacée vu l'imaginaire invoqué.
- Le Temps de l'exil : eeh oui... Petite (voire grande) remise en question de notre mentalité présente. De plus, c'est une histoire sans dialogue, la seule, donc une note qui aurait manqué sinon. Et ce n'est pas évident à mener, une histoire sans dialogue, donc bravo.
- Dans le noir : on croirait qu'elle a été faite exprès pour finir l'ouvrage ! Avec celle là, la partition est parfaite. Pour ce qui est de l'histoire en elle même, elle est très agréable à lire, et il y a, comment dire ? Une simplicité mêlée de profondeur. Un dernier coup de coeur pour cette nouvelle.
=> et l'illustratrice Maeva Pierre au fait ! Idée et réalisation exceptionnelle, franchement j'espère la redécouvrir sur les autres couvertures des anthologies à venir...
Je vous conseille tout à fait l'anthologie Ouvre-toi des éditions Griffes d'Encre !
Et voilà ce que j'en pense :
- Réhabilitation : une belle entrée en matière... De tous les compliments qui pourraient s'attribuer on remarquerait surtout celui de la justesse : c'est une façon admirable de critiquer une certaine manière de penser l'enfance. Une remarque cependant : on regrette une écriture un peu trop neutre, sans véritable style, j'entends par là que cette nouvelle aurait grandement profité d'une petite relecture avec, par exemple, un auteur de l'anthologie beaucoup plus familier de son élément littéraire. Pas sur le fond, certainement pas, mais sur la forme, et pas pour le perfectionner, mais pour lui donner une véritable vie. Si je dis tout ça, hein, c'est parce que j'ai aimé et que j'aurais voulu pouvoir plonger davantage dedans.
- Le Goût du miel : je n'ai pas grand chose à dire dessus, il est abouti de tous les cotés et parfaitement dans la ligne de l'anthologie. De quoi donner envie de lire les ouvrages de Nathalie Dau -en tous cas, ce genre d'histoires, on ne peut pas s'en lasser.
- Ah, la porte ! : bon, je suppose que son excellence est proportionnel à la connaissance de l'évolution technologique du lecteur, mais pour ma part je l'ai trouvé merveilleux ! De toute façon c'est ça : au pire on apprécie, au mieux on y dévore la moindre phrase et on rigole jusqu'à la fin -voire on relit certains passages.
- Les Graines perdues : là, j'ai non seulement apprécié, mais j'ai surtout été touché. Un texte qui prend au coeur d'autant plus qu'il est très vrai. Bien sûr, une fois qu'on connaît le dénouement, la relecture n'est plus pareil, mais en première lecture c'est un coup de coeur.
- La Petite Fille au coeur de marbre : j'ai beaucoup de mal à donner ma critique, c'est directement issu du fait que je ne sais pas vraiment moi même comment j'ai apprécié cette histoire. Je crois que c'est parce qu'il faut un certain vécu pour la comprendre sous toutes ces facettes, et qu'autrement on a l'impression un peu désagréable d'être lâché. Ceci étant, rien à dire, c'est une belle histoire qui a parfaitement sa place.
- Les Larmes rouges : insister sur la transition entre esclavage par l'autre et esclavage par soi ? J'étais frustré de n'avoir pas tout saisi en finissant de lire, j'ai heureusement réalisé après coup. Maintenant que je le sais, je peux dire que ce récit est admirable, sans compter qu'il se lit tout seul.
=> critique globale : une fois les Larmes rouges lues, on comprend déjà que la force de l'anthologie est la délicieuse diversité des personnalités de style d'écriture
- Suzanne on line : je vais faire une redite, mais le mot à dire est encore délicieux ! Ceci étant en première lecture, évidemment. Mais même après, en fait, il faut avouer qu'il y a vraiment un dialogue, ah un dialogue ! Chapeau.
- Tsuyan : un conte qui enchaîne à la perfection. Hymne à des traditions et coutumes ouvrant l'esprit sur cet autre entendement du monde, tout autant que hymne à la puissance de l'Amour. Mon deuxième coup de coeur.
- L'Apocalypse selon Huxley : bon. Rien à dire sur l'écriture, le génie des allusions, etc., mais... Qu'est-ce que ça fait là dans l'anthologie ? Chaque histoire est dans l'ambiance, chaque histoire... sauf celle là. Toutes sont élevantes et nous ouvrent sur de nouvelles dimensions qu'elles nous dévoilent petit à petit, toutes... sauf celle là. D'autre part, il y a une beauté, une lumière, dans toutes ces compositions, alors que là c'est le mur. Pour quelqu'un de sensible -comme moi- c'est très dur, aussi, un vrai coup. Oui, cette histoire vaut la publication... mais ailleurs ! Surtout que ceux qui adoreront, ou qui ont adoré, ne devraient pas s'attendre à la lire dans ce cadre. Ce n'est donc pas du tout une remise en question de l'histoire, mais bien de sa place ! Je dis simplement que certaines vibrations n'ont pas à être mélangées, autrement on est surpris comme par un morceau de techno au milieu d'un récital de classique. Étant radical, moi je l'ai découpé au cutter pour avoir une anthologie que je pouvais ressentir
=> critique globale : à ce stade et à mon sens, je peux dire que l'harmonie et le "coulé" de l'anthologie vaut un 15/16
- Miroitements : ouf, on replonge dans l'anthologie ! J'avoue que j'ai eu peur, mais miroitements permet tout à fait de reprendre le fil de son exploration d'ouvertures. Une nouvelle dimension à découvrir par une nouvelle talentueuse auteure
- Jassîm Ibn Menollah : une entracte très appréciable ! Voilà, c'est le mot. Une touche de détente tout à fait à sa place.
- Cinq Fois : dans un cadre très sombre ressort superbement la beauté de ce récit. Troisième coup de coeur. En fait, non : ma préférée, tout simplement.
- l'Autre : toujours de qualité. La diversité mêlée à la qualité, voilà Ouvre-toi, en définitive.
- Logique d'ensemble : la plus belle critique de la guerre en Irak que j'aie jamais lue, d'autant qu'elle n'est pas du tout déplacée vu l'imaginaire invoqué.
- Le Temps de l'exil : eeh oui... Petite (voire grande) remise en question de notre mentalité présente. De plus, c'est une histoire sans dialogue, la seule, donc une note qui aurait manqué sinon. Et ce n'est pas évident à mener, une histoire sans dialogue, donc bravo.
- Dans le noir : on croirait qu'elle a été faite exprès pour finir l'ouvrage ! Avec celle là, la partition est parfaite. Pour ce qui est de l'histoire en elle même, elle est très agréable à lire, et il y a, comment dire ? Une simplicité mêlée de profondeur. Un dernier coup de coeur pour cette nouvelle.
=> et l'illustratrice Maeva Pierre au fait ! Idée et réalisation exceptionnelle, franchement j'espère la redécouvrir sur les autres couvertures des anthologies à venir...

